mardi 17 avril 2018

Ar-Men, l'enfer des enfers par Emmanuel Lepage (#1Blog1BD)

Fiche technique :

Auteur : Emmanuel Lepage
Titre : Ar-Men, l'enfer des enfers
Editeur : Futuropolis
Nombre de pages : 96
Date de parution : Novembre 2017


Présentation éditeur :

Au large de l’île de Sein, à la pointe Finistère, Ar-Men émerge des flots. Construit en 1867 on surnomme ce phare mythique « L’enfer des enfers ». Sa lumière veille les navires, et les protège des récifs menaçants. Les hommes se sont succédés pour l’entretenir, sentinelles d’une côte déchiquetée que les marins redoutent.
Germain, dans les années 1960, est l’un de ces gardiens téméraires et solitaires. Dans l’édifice isolé, contre vents et marées, il a trouvé son exacte place, emportant là ses blessures et son abandon d’une vie sur terre, avec les autres hommes.


Avis :

Quelle claque cette bande dessinée !! Je l'ai lue par curiosité, un peu par hasard, et je ne regrette absolument pas. J'ai adoré le thème et son traitement, mélange de fiction et de documentaire, c'est absolument passionnant et instructif.


Ar-Men, surnommé « L’enfer des enfers », est le phare le plus exposé et le plus difficile d'accès de Bretagne, c'est-à-dire du monde. Construit à la pointe ouest de la Bretagne, à l'extrémité de la chaussée de Sein, entre 1867 et 1881, il culmine à 33,50 m au dessus de la mer. Occupé par des gardiens qui se relayaient une fois à deux fois par mois, le phare a été automatisé en 1990.

En nous faisant suivre le quotidien de deux gardiens de phare dans les années 1960, Emmanuel Lepage nous plonge au cœur de la Bretagne. Il nous fait découvrir les légendes locales (en particulier Ys, la légendaire cité engloutie par la mer), la vie quotidienne des îliens et des marins au fil des époques, la beauté des lieux et les dangers de la mer. Plusieurs histoires s'entremêlent, et si j'ai été légèrement perdue pendant les premières pages de la lecture j'ai rapidement trouvé mes marques.
L'histoire des gardiens est émouvante, leur vie quotidienne à l'intérieur du phare est difficile et réglée comme du papier à musique. Isolés "au bout du monde", à la merci des éléments déchainés, ils ne peuvent bien souvent compter que sur eux-mêmes.
Quant à l'histoire de la construction du phare au XIXème siècle, elle est passionnante. Ce fut une entreprise folle, titanesque, un travail de fourmis dans un environnement plus qu'hostile et des conditions extrêmes. J'ai énormément appris pendant la lecture, et cela m'a donné envie d'en apprendre encore plus une fois la dernière page tournée.
 
Les illustrations collent parfaitement bien à l'histoire. Il n'y a pas beaucoup de petits détails, les traits ne sont pas nets, mais je trouve quand même les dessins magnifiques. Ils rendent parfaitement bien compte de la violence des éléments déchainés ou du calme de la mer au petit matin. La mise en couleurs est sublime, il y a un mélange de sépia, de noir et blanc, de couleurs pastels ou vives, presque criardes, suivant les époques ou les histoires racontées.  
 
Que vous soyez intéressés ou non par l'histoire maritime, ,je vous recommande chaudement cette bande dessinée qui saura vous emporter dans « L’enfer des enfers ». Un immense merci aux éditions Futuropolis ainsi qu'au groupe PriceMinister - Rakuten pour cette magnifique lecture faite dans le cadre de l'opération l'opération #1Blog1BD.



jeudi 12 avril 2018

Les silences de Lucie, par Alice Pasina

Fiche technique :
 
Auteur : Alice Pasina
Titre : Les silences de Lucie
Editeur / Collection : Incartade(s) éditions / Littérature française
Nombre de pages : 347
Date de parution : Janvier 2018
 
 
Quatrième de couverture :
 
Derrière l’apparence d’un bonheur lisse et idéal, que sait-on vraiment de l’intimité d’un couple ?
Quatre beaux enfants, un mariage solide, un joli pavillon et une carrière d’institutrice dans laquelle elle s’investit au-delà de sa salle de classe, Lucie mène une vie trépidante, totalement dévouée aux autres, où elle se réserve néanmoins quelques précieux moments de liberté.
Lucie a tout pour être heureuse, à moins que… Dès que Ludovic, son mari, rentre du travail, il semble attendre qu’elle se plie au moindre de ses désirs. Lucie est-elle en danger dans cette relation trouble ?
Et quel est ce lourd secret qui la hante depuis l’enfance ? Le miroir aux illusions va bientôt voler en éclats.
 
 
Avis :
 
L'auteure Alice Pasina m'a bluffée avec Les silences de Lucie. Pour un premier roman, c'est une vrai réussite ! Partant d'un sujet difficile, la violence quotidienne faite aux femmes, Alice Pasina nous livre un récit sensible et intelligent, sans céder à la facilité.
 
Ecrit à la première personne du singulier, Les silences de Lucie nous plonge directement dans le quotidien et les pensées de l'héroïne éponyme : son travail d'institutrice dans un quartier difficile, son investissement social pour aider les familles menacées de violences domestiques ou de reconduite aux frontières, sa passion pour les biographies d'artistes italiens de la Renaissance... mais également la monotonie de sa vie auprès de ses enfants et de son époux et l'impression qu'elle a de mourir à petit feu. Peu à peu, le malaise s'installe. Son apparente vie idyllique se fissure, la violence se dévoile, les souvenirs douloureux remontent à la surface. Et puis le doute apparait, les certitudes disparaissent, au point que le lecteur ne sait plus s'il peut continuer à croire ce que raconte Lucie...
 
La plume d'Alice Pasina est agréable à lire : simple, sans chichis, on a l'impression qu'une amie nous raconte son histoire, tout simplement. Les pages défilent sans que l'on s'en rende compte tellement est grande l'envie d'en apprendre davantage. Les révélations, les secrets de famille et le malaise qui s'installe de manière insidieuse donnent un roman sous tension, palpitant. Ce n'est pas un thriller, mais l'effet sur le lecteur est le même. Une réussite, je vous l'ai dit !
 
Un immense merci aux éditions Incartade(s) pour ce partenariat. Je vous recommande chaudement ce premier roman, et je peux vous affirmer qu'Alice Pasina fait désormais partie de ces auteurs dont je lirais les prochains écrits sans hésiter.



mardi 3 avril 2018

Sauvons France Loisirs !



Fondé en 1970, le Club France Loisirs connaît en ce moment de très grandes difficultés. En redressement judiciaire depuis décembre 2017, l'entreprise bénéficie d'une période d'observation de six mois. Un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) est mis en œuvre, avec la suppression de 450 emplois. Si la situation ne s'améliore pas d'ici fin mai 2018 France Loisirs va disparaître, avec à la clef des milliers de chômeurs supplémentaires et une partie du monde de l'édition française fragilisée (à nouveau !).
 
Une pétition est en ligne pour essayer de faire bouger les choses. Si vous souhaitez participer, cela prend 30 secondes : un clic sur le lien, vos nom, prénom et adresse mail à renseigner, et puis c'est tout.
 
Je ne sais pas si cette pétition aura beaucoup d'effet, mais au moins elle a le mérite d'exister. Leurs auteurs expliquent clairement la situation et les enjeux, lisez-la c'est vraiment instructif. Et si vous la signez vous montrerez aux salariés de France Loisirs qu'ils ne sont pas seuls à combattre pour la survie de l'entreprise.
 
Personnellement, je suis adhérente France Loisirs depuis ma majorité, dans les années 90. Cela fait donc un bon bout de temps. Mes parents, et mes grands-parents avant eux, étaient adhérents France Loisirs. Personne n'a jamais trouvé à s'en plaindre, au contraire. Le choix de livres est important et il y en a pour tous les goûts. Avec chaque trimestre des exclusivités, des avant-premières, des rééditions de classiques, les livres dont tout le monde parle ou les titres plus confidentiels qui ne demandent qu'à être découverts. Le choix éditorial est toujours intéressant, j'ai rarement été déçue. Et quand je ne savais quoi lire j'ai toujours été conseillée par un personnel accueillant et attentif qui m'a souvent convaincue de sortir de ma zone de confort, avec succès.
J'ai beaucoup déménagé ces vingt dernières années, j'ai donc eu l'occasion de faire mes achats dans de nombreuses boutiques France Loisirs, et à chaque fois j'ai été conquise par l'attention portée aux clients. Les boutiques sont chaleureuses et les animations sont nombreuses. Le personnel aime lire et partage sa passion avec enthousiasme. C'est quelque chose que l'on rencontre rarement dans les grandes chaînes culturelles, et c'est bien dommage car c'est agréable d'être conseillé par un professionnel comme dans une petite librairie traditionnelle.
 
France Loisirs est un club vivant et chaleureux, qui se démène pour les lecteurs. Ce serait tellement dommage qu'il disparaisse, alors ne l'abandonnons pas !



dimanche 1 avril 2018

Planning des conférences / rencontres / dédicaces à Lyon - Avril 2018

Nos chers libraires lyonnais nous ont concocté un programme alléchant pour ce mois d'avril, il serait dommage de s'en priver. Voici donc le planning des rencontres proposées, et comme d'habitude un petit clic sur le nom d'une librairie vous transportera directement sur son site officiel pour obtenir plus de détails.

  • Philippe Grimbert et Laure Monloubou - Dédicace - Samedi 14 avril à 16h
  • Jean-Christophe Rufin - Rencontre / Dédicace - Vendredi 20 avril à 18h
  • Bernard Soupre - Dédicace - Samedi 21 avril à 16h
  • Boris Gobille - Rencontre / Dédicace - Mardi 24 avril à 18h
  • Jean-Claude Reverchon - Dédicace - Vendredi 27 avril à 17h30
 
  • Tak-hwan Kim - Rencontre - Jeudi 5 avril à 18h
 
  • Ludivine Stock - Rencontre / Dédicace - Samedi 7 avril à 16h
  • Nicolas Merrien - Rencontre / Dédicace - Samedi 21 avril à 16h
  • Baptiste Payen et Combet - Dédicace - Vendredi 27 avril à 17h30
 
  • Donato Carrisi - Dédicace - Samedi 7 avril à 14h
  • Nicko Tackian et Camilla Grebe - Rencontre / Dédicace - Samedi 7 avril à 14h
  • Sophie Chabanel, Jacky Schwartzmann et Cyril Herry - Rencontre - Samedi 7 avril à 15h30
  • Solène Bakowski et Marc Voltenauer - Rencontre - Samedi 7 avril à 17h
  • Isabelle Carre - Rencontre - Lundi 9 avril à 17h30
  • Regis Wargnier - Rencontre - Vendredi 20 avril à 17h30
 
  • Philippe Manœuvre - Rencontre / Dédicace - Jeudi 26 avril à 17h45
 
  • Pete Fromm - Rencontre - Jeudi 5 avril à 19h
  • Bernard Lahire - Rencontre - Mercredi 18 avril à 19h
  • Etienne Gerin - Dédicace - Samedi 28 avril de 16h à 19h

La page suivante :
  • Catherine Simon - Rencontre - Mercredi 25 avril à 19h

La Virevolte :
  • Gioacchino Criaco - Rencontre - Samedi 7 avril à 14h
  • Valérie Rouzeau - Rencontre - Jeudi 26 avril à 19h

La voix aux chapitres :
  • Emmanuelle Guattari - Rencontre - Jeudi 5 avril à 19h30
  • Christos Ikonomou - Renconte - Jeudi 26 mars à 19h30
 
  • Luca di Fulvio - Rencontre (soirée de lancement de son nouveau roman) - Vendredi 6 avril à 20h30
 
  • Collectif de la Grande Côte - Rencontre - Mercredi 4 avril à 19h
  • François Guillemot - Rencontre - Samedi 7 avril à 15h
  • Todd Shapard - Rencontre - Jeudi 12 avril à 19h
  • Maxime Abolgassemi - Rencontre - Samedi 14 avril à 15h
  • Françoise Guérin - Rencontre - Samedi 28 avril à 17h



 

lundi 26 mars 2018

Urbanités coréennes : comprendre les villes coréennes par les films

Fiche technique :

Auteurs : Valérie Gelézeau et Benjamin Joinau
Titre : Urbanités coréennes. Un "spectateur" des villes sud-coréennes
Editeurs : L'Atelier des Cahiers Editeur / Cité de l'architecture et du patrimoine
Nombre de pages : 208
Date de parution : Octobre 2017


Présentation éditeur :

Quelles questions la Corée soulève-t-elle sur l’essence de ce qui fait la ville ? En quoi l’histoire urbaine de Séoul nous instruit-elle sur notre propre conception de la modernité ? Pourquoi ne construirait-on pas des grands ensembles au cœur de la ville ? Et si le droit à une vue dégagée depuis son appartement était aussi important que la protection des vieilles pierres qui sommeillent au cœur des centres historiques ? Que nous dit de la société coréenne l’esthétique des villes, des corps qui les habitent aux monuments qui les structurent ? Des mégacentres commerciaux aux espaces marginaux des jardins potagers, quels sont les nouveaux lieux de sociabilité des citadins?
Voilà quelques-unes des questions qui ont été chaudement débattues au cours des quatre journées du forum « Urbanités coréennes » tenu à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris en avril 2016. A partir de onze films et documentaires, architectes, chercheurs et créateurs français et coréens ont interrogé les cultures urbaines en Corée, dans toute leur diversité. Cet ouvrage en restitue l’essentiel sous une forme originale.
Tout comme les Anglo-Saxons publient des « lecteurs » (readers) qui sont des anthologies de ce qu’il faut avoir lu sur une thématique particulière, nous proposons ici un « spectateur » (viewer) critique des films qu’il faut avoir vu pour comprendre la ville sud-coréenne


Avis :

Un grand merci au site Babelio ainsi qu'aux éditions L'Atelier des Cahiers pour cette belle découverte faite dans le cadre de l'opération Masse critique. Exceptionnellement la chronique est signée J., mon cher et tendre qui a lu Urbanités coréennes avec beaucoup d'intérêt.

2016 était l’année de la Corée en France. En avril de cette année s’est tenu le forum « Urbanités coréennes » où architectes, chercheurs, créateurs français et coréens ont étudié les cultures urbaines du pays à partir de films et de documentaires. Les tables rondes du forum dont l’ouvrage est une recension se sont basées sur 8 documentaires et 3 films.

Urbanités coréennes se divise en quatre chapitres. Le premier étudie Séoul comme symbole de la modernité depuis les années 1960. Le deuxième chapitre s’intéresse aux grands ensembles architecturaux construits en Corée à travers des documentaires qui les remettent en question. Le troisième analyse le phénomène des apateu danji (= "complexes d'appartements"), des « barres » d’immeubles comme celles construites en France durant les Trente Glorieuses ; à la différence de la France, pour les Coréens ils sont encore un signe d’ascension sociale et font l’objet de spéculations. Enfin, le dernier chapitre parle des marges urbaines et de l’agriculture urbaine, mouvement que les autorités ne prennent encore que peu en compte.

Le style de l’ouvrage est assez simple et facile à comprendre, seuls quelques passages sont inutilement compliqués. Cet ouvrage contient une riche iconographie avec de nombreuses photographies de paysages urbains de métropoles coréennes ou d'extraits de films / documentaires. Cependant je les trouve un peu petites. L’originalité de ce livre universitaire est qu’il est multi support : les auteurs utilisent souvent des QR Codes pour renvoyer à des vidéos (films et documentaires en intégralité ou leurs bandes-annonces) ou des sites internet. De même, les auteurs proposent à la fin du livre une bibliographie scientifique, quelques titres de romans et de bandes dessinées (manhwa) ainsi qu'une sélection de films "grand public" et de documentaires comme compléments sur le sujet. Chacun est résumé et les auteurs en font un petit commentaire.

Enfin, pour l’anecdote, j’ai compris grâce à ce livre le « Gangnam Style » du chanteur PSY : Gangnam est le quartier riche de Séoul, là où se fait la mode branchée coréenne.




vendredi 23 mars 2018

Le carnaval des vampires, par Olivier Barde-Cabuçon

Fiche technique :

Auteur : Olivier Barde-Cabuçon
Titre : Le carnaval des vampires
Série / Volume : Commissaire aux morts étranges, volume 7
Editeur / Collection : Actes Sud / Actes noirs
Nombre de pages : 384
Date de parution : Mars 2018


Quatrième de couverture :

Commissaire aux morts étranges, le chevalier de Volnay a la charge d’élucider les cas de morts les plus mystérieux de la ville de Paris. Mais une affaire précédente l’ayant contraint à fuir la France avec son père et assistant, le moine hérétique, il se réfugie à Venise.
Les deux hommes y retrouvent la jeune Violetta, devenue intendante d’un palais vénitien abandonné où de curieux événements se produisent la nuit venue. Cependant, des faits bien plus étranges ont cours dans la cité d’ombres et de lumières. Au petit matin, des corps sont découverts vidés de leur sang, et des gens disparaissent. Paniquée, la population profane les cimetières pour brûler des cadavres après leur avoir percé le cœur. Les pouvoirs en place s’inquiètent d’autant plus que le carnaval va débuter…
Experte en vampirisme, la belle Maddalena Corvinus en est convaincue : les créatures de la nuit ont envahi la Sérénissime. Dans une Venise fantomatique et sa lagune crépusculaire, Olivier Barde-Cabuçon trousse un roman d’atmosphère gothique, original et haletant, et jette ses deux enquêteurs dans leur affaire policière la plus sanglante…


Avis :

Celles et ceux qui me lisent depuis longtemps le savent : j'adore les enquêtes du Commissaire aux morts étranges ! Année après année, j'attends avec impatience de pouvoir retrouver le chevalier de Volnay et le moine hérétique. Et vu la manière dont le précédent volume s'était terminé, autant vous dire que je n'ai pas trainé pour lire Le carnaval des vampires. Je l'ai dévoré d'une traite, emportée dans un tourbillon d'actions et de révélations. J'ai adoré ce roman, à mon humble avis encore meilleur que les précédents et, vous vous en doutez, j'ai hâte de lire la suite !

Si vous ne connaissez pas les enquêtes du Commissaire aux morts étranges, surtout ne lisez pas les paragraphes suivants. Allez faire un tour en librairie ou en bibliothèque, et repartez avec Casanova et la femme sans visage, le premier volume de la série. Je vous garantis que vous allez aimer. Il y a tout dans cette série : des personnages charismatiques et attachants, des enquêtes bien ficelées, du mystère et du suspense, mais également une (re)découverte extrêmement vivante d'un XVIIIème siècle riche et passionnant. Les enquêtes sont indépendantes les unes des autres, mais l'évolution des principaux personnages est continue de volume en volume et ce serait vraiment dommage de passer à côté en ne commençant pas par le début de la série...

Si vous avez lu les précédents volumes, vous savez à quoi vous attendre : une intrigue complexe et passionnante, une immersion réussie dans le XVIIIème siècle, des personnages forts et attachants...
J'ai adoré retrouver le moine et le chevalier de Volnay à Venise, l'atmosphère est tellement différente de Paris ! Entre l'excitation du carnaval et l'effroi causé par les morts qui sortent de leurs tombeaux, la ville vacille sur ses fondations. L'ambiance est pesante, électrique, il suffit d'un rien pour mettre le feu aux poudres. Embarqués dans une enquête dont les enjeux les dépassent, entre manipulations et jeux de pouvoir, nos deux héros vont devoir choisir à qui accorder leur confiance.
Le style d'Olivier Barde-Cabuçon est très agréable à lire. Son récit est fouillé et bien documenté. Sans m'en rendre compte, j'ai beaucoup appris sur l'histoire de Venise et sur les mythes vampiriques pendant cette lecture. Les descriptions sont bien dosées, les dialogues sonnent juste, le mystère et le suspense sont constants, jusqu'aux dernières lignes.

Je n'en dirais pas plus pour ne pas dévoiler l'intrigue, mais sachez que j'ai pris énormément de plaisir avec Le carnaval des vampires, c'est mon premier coup de cœur de l'année ! J'ai beau chercher, je ne trouve rien à lui reprocher. Même la couverture est magnifique. L'illustration de Natalie Shau colle parfaitement bien avec l'atmosphère du roman. Une réussite, de la première à la dernière page !



 

jeudi 8 mars 2018

Inauguration de l'ennui, de Guillaume Siaudeau

Fiche technique :
 
Auteur : Guillaume Siaudeau
Titre : Inauguration de l'ennui
Editeur : Alma éditeur
Nombre de pages : 140
Date de parution : Mars 2018
 
 
Quatrième de couverture :
 
« La poésie est partout. Elle ne se cache pas. Je pense qu'elle se cueille plutôt comme un fruit. Elle ne connaît ni rareté, ni pénurie. Elle est accessible à tous, il n'y a qu'à se servir. »
Le citron, jaune, solaire, acidulé, et capable de réveiller un mort : voilà sans doute le thème majeur de ces 119 petits poèmes en prose à l'incomparable saveur.
 
 
Avis :
« L’ennui est sans doute l’endroit où j’ai trouvé le plus de poésie. Je n’ai jamais eu peur de l’ennui. Je lui voue même une certaine forme d’admiration. Pour toutes ces raisons, je lui devais bien cette inauguration. »
Guillaume Siaudeau conclut son petit recueil de poésie sur ces bons mots, je vous les propose en introduction. La poésie se trouve partout, même dans l'ennui, ce qui la rend universelle. En 119 courts poèmes en prose, Guillaume Siaudeau nous la rend accessible.
 
J'ai beaucoup aimé ces petits poèmes pleins de fraîcheur, d'humour et de sensibilité. Ils parlent du quotidien, des relations humaines, du temps qui passe et de la pluie qui tombe. Sans se prendre au sérieux, avec des mots simples, de tous les jours. J'ai lu le recueil d'une traite, emportée par les mots et les images associées, et je sais qu'il restera à portée de main afin que je puisse à nouveau y piocher quelques instants de poésie.
 
Je n'ai pas grand chose à ajouter, alors le mieux c'est que je vous propose trois exemples pour que vous découvriez le style de Guillaume Siaudeau. Vous pouvez également retrouver sa plume sur son blog, La muse et le renard.

« Suivis
 
Un pas
en avant
un coup d'œil
en arrière
ainsi va
la vie »

« Tenir le coup
 
Il faut
tenir le coup
on s'accroche
à ce qu'on peut
En ce moment je suis
suspendu à
ton sourire »

« Ca devait finir comme ça
 
Une goutte
une goutte
une goutte
une goutte
une goutte
une flaque »

 
Merci aux éditions Alma et au site Babelio pour ce beau partenariat.



mercredi 7 mars 2018

Mercredi, c'est citation : En ton âme et conscience... par Claire Norton





Il est regrettable de voir comme les rêves vieillissent plus vite que les rêveurs. Vous serez surpris de voir avec quelle force ils viennent vous hanter lorsque vous parvenez à l'automne de votre vie. A ce moment-là, on serait prêt à donner n'importe quoi pour avoir une dernière chance de les réaliser. Mais les rêves sont comme le bonheur : ils ne se remettent pas à plus tard.
 
 
 
 

mardi 6 mars 2018

La Princesse Élodie de Zèbrazur et Augustin le chien qui faisait n'importe quoi..., par Pierre Thiry

Fiche technique :

Auteur : Pierre Thiry
Illustrateurs : Samar Khzam et Hani Khzam
Titre : La Princesse Élodie de Zèbrazur et Augustin le chien qui faisait n'importe quoi...
Editeur : BoD (Books on Demand)
Nombre de pages : 68
Date de parution : Novembre 2017
 Public concerné : A partir de 3 ans


Quatrième de couverture :

Élodie de Zèbrazur est une princesse. Augustin est un chien. Élodie de Zèbrazur aime beaucoup Augustin. Mais Augustin fait n'importe quoi, vraiment n'importe quoi. Et lorsqu'on fait n'importe quoi, il arrive des tas d'ennuis. Que va-t-il se passer ? Tu le sauras peut-être en ouvrant ce livre. En écoutant la musique des phrases, en écoutant le bruit des vagues, en écoutant le souffle du vent et le chant des coquillages tu découvriras une infinité de choses merveilleuses et inattendues...


Avis :

J'ai découvert Pierre Thiry il y a quelques années et j'ai tout de suite été charmée par son imagination et par sa plume. Quand il m'a proposé de lire son conte pour enfants j'ai donc accepté sans hésiter, et j'en suis ravie.
« Dans la vie on ne peut pas faire n'importe quoi mais en écoutant bien le bruit des vagues et le chant des coquillages on découvre une infinité de merveilles... »
La Princesse Élodie de Zèbrazur et Augustin le chien qui faisait n'importe quoi... est une histoire mignonne et rigolote qui plaira sans problème aux garçons comme aux petites filles.
Elodie est une jeune princesse qui vit avec Madame Brichard, une gouvernante qui nettoie tout ce qui traine, et Augustin, un chien qui ne fait que des bêtises. Entre les deux extrêmes, elle a du mal à trouver sa place : Elodie aime bien que ses affaires soient propres et rangées à leur place, mais elle aime également prendre son temps et s'amuser. Quelle attitude doit-elle adopter alors qu'elle trouve que ses deux amis exagèrent chacun de leur côté ? Au fil de ses balades, de ses rencontres et des bêtises d'Augustin, Elodie va prendre conscience de l'importance de la patience, de la mesure, de l'équilibre de toutes choses.
 
J'ai bien aimé ce conte et le message qu'il fait passer aux jeunes enfants. Le texte peut sembler assez long, mais la lecture est facile et agréable. Les mots jouent, chantent et se répondent, ce conte est clairement fait pour être lu à voix haute. Les répétitions m'ont un peu déstabilisée, mais elles permettent aux enfants de bien suivre l'histoire, de se l'approprier en jouant avec celui qui lit.
Les dessins qui illustrent le conte sont enfantins, un peu "old school". Certains sont en couleur ; d'autres en noir et blanc ne demandent qu'à être coloriés par l'enfant ; mais tous invitent au voyage et au rêve.
 
Allez, pour vous donner envie de le lire avec vos petits, voici les premières pages de La Princesse Élodie de Zèbrazur et Augustin le chien qui faisait n'importe quoi... :


 



dimanche 4 mars 2018

La chute d'un auteur, par Catherine Espinasse

Fiche technique :

Auteur : Catherine Espinasse
Titre : La chute d'un auteur
Editeur : In Octavo éditions
Nombre de pages : 175
Date de parution : Février 2018


Quatrième de couverture :

Une châtelaine organise annuellement dans sa demeure du Cotentin un colloque sur un écrivain contemporain, accueillant ainsi de prestigieux universitaires et des experts de la littérature pour l’analyse de l’œuvre de l’auteur dont la présence est bien entendu requise.
Peu de temps après l’arrivée nocturne des participants, l’auteur disparaît. Valentine, la jeune femme de chambre, découvre son corps au fond de la douve...
Accident dû à un manque d’éclairage extérieur ? Meurtre commis dans l’obscurité ? La commissaire chargée de l’enquête va tenter d’apporter des éléments de réponse à ces questions en interrogeant l’ensemble du personnel, la maîtresse des lieux ainsi que les participants au colloque.
Ce roman n'est pas seulement une enquête policière, il est aussi une peinture de mœurs mettant en scène d’une part, l’élite intellectuelle et d’autre part les villageois.
Des rapports de classe, que complexifient à la fois l’influence du passé et le futur escompté, démontrant la difficulté de décrypter le présent.


Avis :

Pour son premier roman, la psychosociologue et metteure en scène Catherine Espinasse s'en sort plutôt bien. Tout n'est pas parfait, mais il n'y a là rien de rédhibitoire, du moins en ce qui me concerne. J'ai passé un moment agréable avec ce roman policier, et c'est le principal.

La chute d'un auteur est un roman policier de facture assez classique. Un lieu clos, un cadavre, des suspects... Aucune extravagance, Catherine Espinasse s'en tient à l'essentiel. S'agit-il d'un accident, d'un suicide ou d'un meurtre ? Dans ce dernier cas de figure qui serait le coupable et quelles seraient ses motivations ? A la manière d'un épisode de Columbo, le lecteur connait le "pourquoi ?" et le "comment ?" assez rapidement, dès le premier tiers du roman ; reste alors à découvrir si la vérité apparaitra au grand jour ou non...
J'ai bien aimé le cadre du roman : un colloque littéraire. Il est prétexte à une étude des mœurs, avec d'un côté les participants, dignes représentants d'un milieu intellectuel et universitaire parisien, et de l'autre côté les employés du château, venant d'un milieu provincial et villageois. Cette opposition de repères et de valeurs entre les différents milieux est vraiment intéressante. Les personnages sont pour la plupart sympathiques. J'ai apprécié de les découvrir peu à peu, au fil des pages. Je leur reprocherais par contre un manque de profondeur, à mon avis dû au nombre de pages assez faible. De même l'enquête est assez succincte, quelques questions de la part de la commissaire, un peu de réflexion et puis c'est tout ; ne vous attendez pas à des scènes d'autopsie, des courses poursuites ou des révélations fracassantes, tout reste dans la mesure et le feutré. Les secrets enterrés depuis des années remontent doucement à la surface, d'eux-même, sans fracas. Seule la chute du roman révèle une véritable surprise, que j'ai bien appréciée.
Il y a un point qui m'a dérangée pendant ma lecture : le style de l'auteur. Les phrases sont parfois assez longues, ce qui en soit ne me pose pas de problème, mais les virgules sont souvent mal placées et cassent le rythme des phrases. C'est vraiment dommage car j'avais l'impression de buter sans cesse alors que le texte aurait pu couler calmement en moi ...
 
Merci aux éditions In Octavo pour ce service de presse qui m'a fait passer un bon moment de lecture.



jeudi 1 mars 2018

Planning des conférences / rencontres / dédicaces à Lyon - Mars 2018

Nos chers libraires lyonnais nous proposent un beau programme de rencontres, riche et varié, pour fêter en beauté la fin de l'hiver 😊 Pour plus d'informations, un petit clic sur le nom d'une librairie vous transportera directement sur son site officiel.
 
 
  • Wolfgang Hammel - Rencontre / Dédicace - Samedi 3 mars à 16h
  • Grégoire Delacourt - Rencontre / Dédicace - Vendredi 9 mars à 18h
  • Diglee et Anne-Fleur Multon - Dédicace - Samedi 10 mars à 16h
  • Henri Loevenbruck - Dédicace - Samedi 24 mars à 16h
 
  • Olivier Bourdeaut - Rencontre / Dédicace - Mardi 6 mars à 18h
 
  • André Blanc - Dédicace - Vendredi 2 mars à 17h30
  • Marielle Barbe - Conférence - Samedi 3 mars à 16h
  • Sylvie Arnoux, Nathalie Janer et Anne Lauriol - Rencontre - Samedi 10 mars à 16h
  • Etienne Lécroart - Dédicace - Samedi 17 mars à 16h
  • Patricia Darré - Rencontre / Dédicace - Vendredi 30 mars à 17h30
 
  • Franck Bouysse - Dédicace - Samedi 3 mars à 10h30
  • Pierre Assouline - Rencontre / Dédicace - Jeudi 8 mars à 17h30
  • Robin Hobb - Rencontre / Dédicace - Samedi 17 mars de 15h à 18h
  • Denis Robert - Rencontre / Dédicace - Mercredi 21 mars à 17h30
  • Joël Dicker - Rencontre / Dédicace - Mardi 27 mars de 17h30 à 19h
  • Jean Teulé - Rencontre - Mercredi 28 mars à 17h
 
  • Christian Prouteau et Jean-Luc Riva - Dédicace - Samedi 24 mars à 16h30
 
  • Lili Scratchy - Dédicace - Samedi 3 mars à 16h
  • Fleur Oury - Rencontre / Dédicace - Mardi 14 mars de 17h à 21h 
  • Clarence Boulay - Rencontre - Jeudi 22 mars de 19h à 21h
  • Elisa Géhin - Dédicace - Samedi 24 mars de 11h à 13h
 
  • Katherine L. Battaiellie - Rencontre / Lecture - Jeudi 1er mars à 19h
  • Emmanuel Campo - Rencontre / Lecture - Jeudi 15 mars à 19h
  • Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo - Rencontre / Dédicace - Samedi 24 mars de 15h30 à 18h30
 
  • Marc Biancarelli - Rencontre - Mercredi 7 mars de 19h à 21h
 
  • Catherine Simon - Rencontre - Mardi 6 mars à 19h
 
  • Jean-Baptiste Cabaud - Rencontre - Mardi 6 mars à 19h
 
  • Emmanuel Venet - Rencontre - Jeudi 1er mars à 19h
  • Mohamed Chérif Ferjani - Rencontre - Samedi 3 mars à 15h
  • Valérie Pihet - Rencontre - Jeudi 15 mars à 19h
  • Omar Youssef Souleimane - Rencontre - Samedi 24 mars à 15h
  • Claire Richard - Rencontre - Samedi 31 mars à 15h
 
  • Sébastien Fritsch, Dominique Terrier et Xavier Massé - Rencontre / Dédicace - Jeudi 1er mars de 19h30 à 22h
  • C. Combes et Eric Courtial - Rencontre / Dédicace - Jeudi 15 mars de 19h30 à 22h
  • Ahmed Tiab et André Blanc - Rencontre / Dédicace - Jeudi 22 mars de 19h30 à 22h
 
  • Miguel Bonnefoy - Rencontre - Jeudi 1er mars à 19h
  • Anne-Laure Bondoux - Dédicace - Samedi 3 mars à 10h