samedi 23 septembre 2017

Alien : la sortie des profondeurs, de Tim Lebbon et Dirk Maggs (livre audio)

Fiche technique :

Auteurs : Tim Lebbon et Dirk Maggs
Lu par : Tania Torrens, Patrick Béthune, Frantz Confiac, Sophie Riffont, Jérôme Pauwels, Hélène Bizot
Titre : Alien : la sortie des profondeurs
Editeur : Audible Studios
Durée de l'écoute : 4h31
Date de parution : Mars 2017


Présentation éditeur :

Enfant, Chris Hooper rêvait souvent de monstres. Mais dans le fin fond de l'espace, il n'a trouvé que la solitude et l'isolement. Une fois arrivés sur la planète LV178, Hooper et ses compagnons de bord ont découvert une terrible tempête de sable, un véritable enfer... et de la trimonite, la matière la plus dure connue de l'homme.
Quand une navette s'écrase dans le vaisseau spatial le Marion, les mineurs installés sur la planète apprennent qu'il y avait bien plus que de la trimonite au fond des cavernes. Il y avait le mal, qui lui, hibernait et attendait une proie convenable. Hoop et ses acolytes découvrent un nid de Xénomorphes, et l'enfer prend alors une autre dimension. Ils vont rapidement se rendre compte que leur seul espoir viendra du plus improbable des sauveurs... Ellen Ripley, la dernière survivante humaine du navire de sauvetage Nostromo.


Avis :

Vous aimez les ambiances oppressantes et les monstres qui surgissent de l'obscurité ? Vous aimez les petites et grandes frayeurs qui font sursauter au moindre bruit ? Dans ce cas l'écoute d'Alien : la sortie des profondeurs devrait vous combler. Que l'on connaisse la saga de films Alien ou non, cette expérience audio est des plus réjouissantes !

Paru initialement (et en exclusivité) chez Audible sous forme de feuilleton, épisode après épisode, Alien : la sortie des profondeurs bénéficie maintenant d'un format intégral. A son propos, l'éditeur parle d'une "création omni-sonore immersive", c'est-à-dire qu'il y a plusieurs voix, des bruitages et une musique d'ambiance qui nous plongent dans l'histoire. Ce n'est pas à proprement parler un livre audio - même s'il s'agit de l'adaptation d'un roman de Tim Lebbon - , cela se rapprocherait plus selon moi d'un feuilleton radiophonique. Si vous n'appréciez pas l'écoute d'un livre audio car cela vous semble soporifique et/ou monotone sachez qu'ici le rendu est totalement différent : entre les changements de voix, les bruitages, la musique de fond, les halètements et les hurlements vous ne risquez pas de vous endormir ! Le jeu des acteurs est plutôt bien fait, il suffit de fermer les yeux pendant l'écoute pour visualiser les scènes avec beaucoup de réalisme. A noter que les fans de la série Alien retrouveront avec plaisir la voix française originale d'Ellen Ripley.

En ce qui concerne l'histoire, Alien : la sortie des profondeurs se situe entre le premier et le deuxième film de la saga Alien. Ceux qui n'ont pas vu le premier film ne seront pas perdus car de nombreuses explications sont données tout au long du récit, et ceux qui ont vu les deux films s'amuseront de voir comment cette histoire s'insère dans la chronologie d'Alien sans la bouleverser. L'intrigue, assez classique, est une succession d'actions, de rebondissements, de coups fourrés et de courses poursuites. Les personnages sont intéressants bien que peu développés, les dialogues sonnent plutôt juste, et puis de toute façon on est tellement pris par l'ambiance angoissante que le reste n'a pas vraiment d'importance. J'ai été happée par cette écoute assez rapidement, et ensuite impossible de m'arrêter avant la fin de l'histoire : l'immersion a été une réussite, mon cœur s'est emballé plus d'une fois tant j'avais l'impression de fuir les Xénomorphes en compagnie de Ripley et Hooper.
 
Prêts à tenter l'expérience ? Alors branchez vos écouteurs, fermez les yeux et plongez dans un nid de Xénomorphes... frissons garantis !
 
 
 

mercredi 13 septembre 2017

Mato Grosso, de Ian Manook

Fiche technique :

Auteur : Ian Manook
Titre : Mato Grosso
Editeur : Albin Michel
Nombre de pages : 320
Date de parution : Octobre 2017


Quatrième de couverture :

Quand il pose un pied sur le tarmac de l'aéroport de Rio, Jacques Haret, un écrivain français venu présenter son Roman brésilien, retrouve une sensation familière. La moiteur des tropiques et le choc éprouvé trente ans plus tôt lorsque, jeune journaliste, il tombait sous l'emprise de cette terre charnelle et vénéneuse.
Tandis qu'on le conduit à Petrópolis, dans la maison où Stefan Zweig et sa femme se sont donné la mort, des brides de son passé ressurgissent. Si Haret a couché son histoire sur le papier et en a fait la matière de son roman, il ne se doute pas qu'ici, la page est loin d'être tournée, et qu'un flic ivre de vengeance l'attend pour réécrire le passé.


Avis :

En premier lieu, merci aux éditions Albin Michel et au site Babelio pour cette lecture en avant-première dans le cadre d'une opération spéciale Masse Critique. Le roman sortira en librairie le 4 octobre 2017, donc notez bien la date dans votre agenda !

Je connaissais Ian Manook pour sa série Yeruldelgger dont j'ai adoré les personnages, les intrigues et le dépaysement total qu'impliquait sa lecture. C'est donc avec beaucoup d'attentes que j'ai lu Mato Grosso. Alors autant vous le dire tout de suite, si vous souhaitez absolument retrouver quelque chose de similaire à Yeruldelgger, vous pouvez passer votre chemin sous peine d'être déçus. Par contre si vous voulez découvrir de quoi est capable Ian Manook dans un style et un genre complètement différents, Mato Grosso devrait pouvoir combler votre envie.

Mato Grosso est un roman noir à la structure narrative intéressante, avec une mise en abyme que l'on trouve rarement dans ce genre littéraire. En 2006 Jacques Haret lit son roman qui relate des faits survenus en 1976 ; ces faits sont en réalité ses souvenirs qu'il a remodelés en partie ; sa lecture est interrompue de temps en temps par l'un des protagonistes qui lui rappelle ce qui s'est réellement passé, ce qui donne au récit de nouvelles perspectives. Est-ce que je suis assez claire ? Sinon pas de soucis, vous comprendrez facilement en lisant Mato Grosso avec un minimum de concentration.
Outre cet exercice de style intéressant, la plume de Ian Manook est toujours autant agréable à lire. Ses descriptions sont poétiques et vivantes, une véritable invitation au voyage, et il y a des réflexions intéressantes sur le devenir des peuples et le futur des mondes en proie au développement rapide. Mon seul regret concerne l'usage un peu trop présent de vocabulaire portugais (la langue officielle du Brésil) : cela fait couleur locale, mais c'est parfois un peu difficile à comprendre pour les non lusophones, quelques notes de bas de page avec la traduction française auraient été les bienvenues. Ian Manook retranscrit parfaitement bien l'ambiance violente et suffocante du Brésil profond des années 1970, un lieu où la tension est permanente, où le danger surgit sans prévenir. Le personnage principal est l'un des plus antipathique qu'il m'ait été donné de croiser dans mes lectures : égoïste, lâche, violent et manipulateur, je l'ai détesté dès les premières pages. Malgré cela j'ai pris beaucoup de plaisir à lire Mato Grosso, à voyager dans l'espace et le temps. J'ai mis un peu de temps à entrer dans l'histoire, mais après j'ai dévoré le roman jusqu'au final explosif.



dimanche 10 septembre 2017

Ils étaient cinq, de Sandrine Destombes

Fiche technique :

Auteur : Sandrine Destombes
Titre : Ils étaient cinq
Editeur / Collection : France Loisirs / Nouvelles Plumes
Nombre de pages : 317
Date de parution : Février 2017


Quatrième de couverture :

C'est à lui et à personne d'autre que ces kidnappeurs ont envoyé la vidéo. Le capitaine Antoine Brémont observe impuissant un inconnu se faire horriblement torturer. Un SMS lui indique où se trouve la victime, vivante mais dans le coma, ainsi qu'une femme séquestrée depuis deux semaines. Elle n'a malheureusement pas vu ses ravisseurs. Ceux-ci ont promis d'autres violences. Pour les arrêter, le capitaine Brémont doit comprendre ce qui les anime. Ils l'ont choisi comme interlocuteur privilégié et ce n'est pas un hasard...


Avis :

Si vous êtes à la recherche d'un thriller palpitant et violent, vous êtes au bon endroit ! En lisant Ils étaient cinq vous assisterez à des scènes de tortures imaginatives et détaillées, à des autopsies variées, vous entrerez dans l'esprit de personnages retors, vous fréquenterez le mal et l'innommable... bref, vous passerez un "bon" moment effrayant (et parfois écœurant) jusqu'au dénouement sous haute tension.

J'ai beaucoup aimé l'intrigue, tortueuse et réaliste. Il y est question de vengeance, et pour découvrir qui sont les coupables il faut arriver à trouver ce qui a bien pu se passer vingt ans plus tôt. Les indices distillés par l'auteur nous permettent de chercher les coupables en même temps que l'équipe d'enquêteurs. Je suis heureuse d'avoir trouvé la solution avant le final du roman 🎉. Sandrine Destombes nous entraîne au cœur de l'action dès les premières pages et ne nous lâche plus jusqu'au point final. Scènes violentes et enquêtes de terrain se succèdent, entre suspense constant et rythme haletant. Plus l'histoire avance et plus nous plongeons dans l'horreur, victimes et bourreaux rivalisant d'imagination malsaine.
 
L'écriture de Sandrine Destombes est facile à lire, directe et efficace : pas de fioritures, pas d'envolées lyriques ni de descriptions interminables. C'est clair, net et précis, ce qui permet de se concentrer sur l'enquête. Je regrette néanmoins que l'ambiance oppressante ne soit pas mieux rendue. J'ai été prise par le rythme rapide du roman mais je ne suis pas rentrée totalement dedans. Le fait que les principaux personnages ne soient pas très développés a également joué un rôle dans cette distanciation. Je les ai bien aimés, ils m'ont paru de plus en plus sympathiques au fur et à mesure que les pages défilaient, mais finalement nous en savons très peu sur eux en dehors de l'enquête. Cela peut se comprendre car l'enquête ne leur laisse quasiment aucun temps libre, mais cela m'a quand même laissé un petit goût de frustration. J'attache beaucoup d'importance aux personnages des romans c'est pour cela que j'ai ressenti cette petite gène, mais cela n'a en rien gâché cette lecture.
 
Ils étaient cinq est le quatrième roman de Sandrine Destombes paru aux éditions Nouvelles Plumes. C'est le premier que je lis, et ce ne sera assurément pas le dernier !
 
 
 

dimanche 3 septembre 2017

La danse du feu, de Marjorie Tixier

Fiche technique :

Auteur : Marjorie Tixier
Titre : La danse du feu
Editeur : Auto édition (Amazon)
Nombre de pages : 200
Date de parution : Juin 2017


Quatrième de couverture :

Comment renouer avec une passion devenue inaccessible ? Pour se libérer et trouver la force de reprendre sa vie en main, Sarah décide d'apprendre à danser le flamenco...


Avis :

Sarah était une petite fille vive, aimant plus que tout danser et bouger librement au son de musiques entraînantes. Jusqu'au jour où un voisin âgé a eu envers elle des gestes indignes d'un homme. Apeurée, Sarah va changer physiquement et psychologiquement : elle veut s'effacer, tenter de devenir invisible ; elle ne sort plus, elle arrête de danser et se réfugie dans la lecture. Devenue adulte, une nouvelle rencontre va l'obliger à sortir de sa coquille.

L'histoire, qui s'inscrit dans le quotidien, est très belle. Elle regorge de sentiments et de non-dits dramatiques. Il est question de violence et de trahison, mais également d'amour, de pardon et de de reconstruction. Je suis sortie de cette lecture le cœur gonflé d'espoir. Sarah, la jeune héroïne, est à la fois forte et fragile ; elle affronte l'adversité avec courage et détermination, et même si elle a des hauts et des bas la musique est toujours présente pour lui redonner l'énergie nécessaire pour se battre contre le monde et ses démons. Sans être forcément d'accord avec toutes ses actions, on ne peut qu'être ému face à ce qu'elle doit traverser seule.

Le style de Marjorie Tixier est travaillé, il peut paraitre simple mais chaque mot a été choisi avec soin. Le texte a une musicalité certaine, les mots dansent et tourbillonnent, emportant le lecteur sur un rythme tantôt lent, tantôt rapide, au gré des émotions qu'éprouve la jeune Sarah. Le flamenco est là, tout au long du récit, sa présence dans les sonorités du texte ne fait aucun doute. J'ai été instantanément transportée dans ce roman que j'ai dévoré d'une traite, il m'a été impossible de le lâcher avant la dernière ligne.

Je connaissais déjà Marjorie Tixier avec Emmène-moi à Valparaíso que j'avais beaucoup apprécié. La danse du feu confirme son talent de conteuse, j'ai hâte de découvrir ses prochains écrits.

 
La danse du feu est à tout petit prix chez Amazon, profitez-en pour découvrir la plume de Marjorie Tixier 😊


 
 
 
 

vendredi 1 septembre 2017

Planning des conférences / rencontres / dédicaces à Lyon - Septembre 2017

Ca y est, c'est la rentrée ! Qui dit rentrée dit rentrée littéraire, et donc reprise des rencontres auteurs organisées par nos chers libraires ! Voici donc, classé par librairies et par dates, le programme lyonnais du mois de septembre 2017. Si vous avez connaissance d'un évènement à ajouter, n'hésitez pas à me le signaler 😊
 
 
Un petit clic sur le nom d'une librairie vous transportera directement sur son site officiel.
 
 
  • Pierre Ducrozet - Rencontre - Mercredi 13 septembre à 19h
  • Wendy Guerra - Rencontre - Jeudi 21 septembre à 17h30
  • Eric-Emmanuel Schmitt - Rencontre - Mercredi 27 septembre à 17h30
 
  • Karine Silla - Rencontre - Mardi 12 septembre à 19h
 
  • Kang Han - Rencontre - Jeudi 14 septembre à 19h
  • Victor Fleury - Rencontre - Samedi 23 septembre à 16h
 
  • Virginie Grimaldi - Rencontre - Jeudi 7 septembre à 18h
 
  • Pétronille Rostagnat - Dédicaces - Samedi 23 septembre de 15h à 17h
 
  • Pétronille Rostagnat - Dédicaces - Vendredi 8 septembre de 16h30 à 18h30
 
  • Pétronille Rostagnat - Dédicaces - Samedi 23 septembre de 10h à 12h 
 
  • Jeanne Benameur - Rencontre / Lecture musicale - Jeudi 14 septembre à 19h30
 
  • Jenni Fagan - Rencontre - Samedi 23 septembre à 14h
 
  • Annie Salager et Michel Ménaché - Rencontre / Dédicaces - Jeudi 7 septembre à 19h
  • Brigitte Giraud - Rencontre / Dédicaces - Mardi 12 septembre à 19h
  • Jean-Marie Blas de Roblès - Rencontre / Dédicaces - Jeudi 14 septembre à 19h
  • Léonor de Recondo - Rencontre / Dédicaces - Jeudi 21 septembre à 19h
  • Ron Rash - Rencontre / Dédicaces - Mardi 26 septembre à 19h

Vivement dimanche :
  • Alain Deneault - Rencontre - Vendredi 15 septembre de 19h à 21h
  • Sorj Chalandon - Rencontre - Vendredi 22 septembre de 19h à 21h30
  • Laurent Mauvignier - Rencontre - Mercredi 27 septembre de 20h à 22h