mardi 20 juin 2017

La mythologie viking, de Neil Gaiman

Fiche technique :

Auteur : Neil Gaiman
Traducteur : Patrick Marcel
Titre : La mythologie viking
Editeur : Au diable vauvert
Nombre de pages : 320
Date de parution : Mai 2017


Quatrième de couverture :

L’univers de Neil Gaiman est nourri par les légendes nordiques. Il revient à ses sources et nous raconte enfin la grande saga des dieux scandinaves qui l’ont inspiré pour son chef d’œuvre American Gods. De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l’ère des hommes, ils reprennent vie : Odin, le plus puissant des dieux, sage, courageux et rusé ; Thor, son fils, incroyablement fort mais tumultueux ; Loki fils d’un géant et frère d’Odin, escroc et manipulateur inégalable… Fières, impulsives et passionnées, ces divinités mythiques nous livrent enfin ici leur passionnante – et très humaine – histoire.


Avis :

La mythologie nordique est de plus en plus présente dans la culture populaire actuelle : films et séries tv, jeux vidéos, bandes dessinées, comics et mangas sont peuplés de géants et de divinités scandinaves. Si les noms de Thor, Odin ou Loki nous sont familiers, ils restent néanmoins bien moins connus que les divinités gréco-romaines : à quoi ressemble le monde dans lequel ils évoluent ? quels sont leurs attributs ? qu'en est-il de leurs histoires et de leurs relations ? L'auteur anglais Neil Gaiman répond à toutes ces questions - et bien d'autres - dans cet ouvrage passionnant et d'une grande accessibilité.
 
J'ai adoré cette Mythologie viking de Neil Gaiman ! L'ouvrage (dont je trouve la couverture magnifique, avec relief et vernis sélectif) se présente comme un recueil de nouvelles. De "Avant le commencement" à "Ragnarok : le destin final des dieux", une quinzaine d'histoires plus ou moins longues nous font découvrir un univers nordique extrêmement riche et varié : neufs mondes traversés par Yggdrasil, le plus parfait, le plus beau et le plus haut de tous les arbres, des créatures étranges et fabuleuses, des nains et des géants, des artefacts aux pouvoirs immenses et bien entendu des divinités immortelles (ou presque), impulsives et caractérielles, qui s'entraident ou se combattent au gré de leurs humeurs.
La plume de Neil Gaiman est très agréable à lire. Il a réussi à redonner vie à des mythes plusieurs fois centenaires, à moderniser leur style sans les dénaturer. Les histoires sont vives et "punchy", on y trouve des personnages inoubliables, de l'humour et de la mauvaise foi, des quêtes et des aventures dans des paysages grandioses. Que demander de plus pour s'évader intelligemment ? Une introduction nous présente le projet de l'auteur, et un glossaire nous aide à nous remémorer qui est qui et qui fait quoi dans cette saga haute en couleurs.
 
Un immense merci aux éditions Au diable vauvert pour cette très belle découverte, je me suis régalée.
 
 
 
 

mercredi 7 juin 2017

La dernière licorne, de Tobby Rolland

Fiche technique :
 
Auteur : Tobby Rolland
Titre : La dernière licorne
Editeur : Presses de la Cité
Nombre de pages : 594
Date de parution : Mai 2017
 
 
Quatrième de couverture :
 
Turquie, marché d'Igdir. Aman, la fillette kurde dont la famille est gardienne millénaire du mystère de l'Ararat, n'aurait pas dû accepter cette licorne en bois... Elle savait que c'était interdit.
Melbourne, Parlement mondial des religions. Un rapport secret est alarmant : les glaces du mont Ararat fondent inexorablement. L'« anomalie d'Ararat », cette forme détectée au cœur du glacier, est-elle « la » preuve que l'arche de Noé s'y est échouée comme le racontent la Torah, la Bible et le Coran ?
Arménie, Etchmiadzine. Quatorze mercenaires font irruption dans la cathédrale pour s'emparer d'une relique inestimable : un fragment de l'arche. Leur but : ne laisser aucun témoin. C'est le déclenchement d'une vague de meurtres aux quatre coins du monde.
Vatican, enfer de la Bibliothèque apostolique. Zak Ikabi, ethnologue et aventurier, a moins de trois minutes pour photographier l'original du sulfureux Livre d'Enoch. Quel secret, dont dépend l'avenir de toutes les religions, relie les mythes de l'arche, du Déluge et des licornes ?
Université de Toulouse-Le Mirail, laboratoire du DIRS. La glaciologue Cécile Serval se trouve nez à nez avec Zak, venu lui dérober son rapport secret. C'est le début d'une course qui nous emporte de l'Arménie au Vatican, du Nakhitchevan à Hong Kong... Pour s'achever sur les flancs de l'Ararat...
Là où la vérité dépasse l'imagination.
 
 
Avis :
 
Le bandeau de ce roman annonce fièrement "Le thriller de votre été" ! En général ce genre d'affirmation ne me convainc pas vraiment, cela me rend plus critique dans ma lecture et j'en ressors souvent plutôt déçue... Il n'en est rien ici, j'ai adoré ce thriller ésotérique ! C'est assurément une lecture idéale pour les vacances, avec tous les ingrédients qui en feront, je l'espère, l'un des hits de l'été 2017 : un mythe universel, un secret millénaire, un complot interconfessionnel, une chasse au trésor dans le berceau de l'humanité, des courses-poursuites et des révélations, bref tout ce qu'il faut pour vous faire voyager, frissonner et vibrer cet été.
 
Il existe, partout dans le monde, qu'importe la religion pratiquée, le mythe d'un déluge dévastateur déclenché par des puissances supérieures pour purifier l'humanité. Depuis l'Antiquité, le sommet du mont Ararat est considéré comme le lieu où reposent les reste de l'Arche de Noé. Partant de cette idée, Tobby Rolland nous livre un récit passionnant au rythme trépidant.
Nous suivons Zac Ikabi, un aventurier malicieux obnubilé par les licornes, qui va entrainer dans sa quête folle deux scientifiques, Cécile Serval, athée qui refuse de croire en ces "inepties", et Arsène Parella, son directeur de recherche, plus ouvert et intrigué par cette histoire. Poursuivis par des tueurs sans pitié, par l'ordre mystérieux des Nephilim et par le Parlement mondial des religions, nos héros se lancent dans une course effrénée où chaque arrêt est dangereux, où chaque rencontre peut cacher un piège mortel... L'action est non-stop, les rebondissements sont nombreux, les révélations fracassantes et les retournements de situation inattendus ne nous laissent pas une seconde de répit. Difficile de reposer le roman une fois commencé, surtout que les courts chapitres nous incitent à tourner sans cesse les pages pour découvrir la suite. Le récit nous transporte à différents lieux et époques sans nous perdre, ce qui nous permet d'appréhender cette quête dans son ensemble, en suivant différents points de vue ou actions. Cela n'empêche pas les surprises d'être bien présentes, impossible de savoir à l'avance comment le roman va se terminer. La plume de l'auteur se lit agréablement, les explications historiques, religieuses ou scientifiques se mêlent harmonieusement aux scènes d'action. Les personnages sont bien croqués, je me suis rapidement attachée à certains d'entre eux. Je ne me suis pas ennuyée pendant cette lecture que j'ai trouvé passionnante du début à la fin, je me suis totalement laissée prendre par l'intrigue et je me suis posée beaucoup de questions (qu'est-ce qui est vrai et qu'est-ce qui relève de la fiction ?).
 
La dernière licorne est un excellent thriller ésotérique, difficile de croire qu'il s'agisse d'un premier roman. Un immense merci au site Babelio et aux éditions Presses de la Cité pour cette lecture palpitante.
 
 
 
 

mardi 6 juin 2017

Ne te fie à personne, de Vincent Villeminot

Fiche technique :
 
Auteur : Vincent Villeminot
Titre : Ne te fie à personne
Série / Volume : La brigade de l'ombre volume 2
Editeur / Collection : Casterman / Jeunesse
Nombre de pages : 357
Date de parution : Avril 2017
 
 
Quatrième de couverture :
 
Le type tressaillit en sentant le métal froid des menottes.
– Capitaine Jobert... Brigades des goules.
Elle vit des épaules se raidir, il commença à trembler.
– Tu comprends de quoi je te parle ?
– Je... Je...
Il se mit à pleurer, comme un môme.
– C'est la première fois ? demanda Diane.
– J'ai... j'ai blessé quelqu'un ?
Elle éprouva soudain un profond sentiment de pitié et de colère mêlées.
« Blessé ? si tu savais... Tu n'imagines même pas. »
 
 
Avis :
 
J'ai pu lire Ne te fie à personne dans le cadre d'un partenariat organisé par le site Livraddict et les éditions Casterman que je remercie chaleureusement.
 
L'année dernière, j'avais eu l'occasion de lire le premier tome de cette série jeunesse (13 ans et plus selon l'éditeur) : La prochaine fois ce sera toi. J'avais bien apprécié l'intrigue et le rythme haletant, mais j'avais été déçue par le traitement apporté aux personnages (je les trouvais trop superficiels). J'ai voulu donner une seconde chance à cette série dont j'espérais beaucoup, et j'ai bien fait ! J'ai trouvé ce second tome bien meilleur que le premier, je l'ai dévoré d'une traite.
 
Ne te fie à personne est la suite directe de La prochaine fois ce sera toi, il se déroule quelques mois après les tragiques évènements qui avaient clôturé le premier tome. Ne commencez donc pas la lecture de la série par Ne te fie à personne, vous risqueriez de ne pas comprendre toutes les références (même si les fait principaux sont résumés dans les grandes lignes) et surtout cela vous gâcherait le suspense et le mystère qui entouraient le premier tome.
 
Ce roman est un thriller fantastique plutôt violent au rythme haletant. Meurtres en série, enquête policière, filatures et baston, impossible de s'ennuyer pendant la lecture. J'ai vraiment apprécié les nombreux rebondissements et les révélations fracassantes concernant les personnages principaux. Même en tant que lectrice adulte je me suis laissée prendre au jeu. Ce que j'avais reproché au premier tome, à savoir le manque de développement des principaux personnages, n'a plus lieu d'être : l'auteur nous dévoile ce qu'il avait à peine effleuré ou sous-entendu dans le tome 1, et là il m'a scotchée ! J'ai enfin pu m'attacher aux personnages, que ce soient Fleur et Adélaïde, les deux adolescentes qui tentent difficilement de faire leur deuil dans un contexte familial compliqué, ou les membres de la Brigade des goules, à la recherche d'un serial killer retors.
Le style de l'auteur est simple et facile à lire. Les chapitres sont courts, l'intrigue est bien menée, c'est clair et efficace, sans fioritures.
 
Pour conclure, Ne te fie à personne est un bon thriller fantastique qui plaira sans problème aux jeunes (et moins jeunes) lecteurs amateurs de sueurs froides. Les problèmes propres à l'adolescence côtoient ceux des adultes, et quelque soit l'âge il n'est pas aisé de prendre certaines décisions... Si vous avez aimé le premier tome de la série vous devriez adorer celui-ci sans problème ; si, comme moi, il vous avait laissé sur votre faim donnez une nouvelle chance à La brigade de l'ombre : ce tome 2 est bien meilleur que le premier.



 

jeudi 1 juin 2017

Le mois de... Lionel Davoust sur Book en Stock



Le blog Book en Stock nous a concocté pour ce mois de juin un Un mois de... spécial Lionel Davoust. Au programme, comme toujours, lecture de romans de l'auteur par quelques privilégié(e)s qui les ont reçus gracieusement, et jeu de questions / réponses tout au long du mois sur le blog. L'auto-présentation de Lionel Davoust donne le ton, l'interview risque d'être autant passionnant qu'humoristique...
 
Que vous connaissiez Lionel Davoust ou que vous soyez simplement curieux, n'hésitez pas à nous rejoindre, tout le monde peut participer à l'interview. C'est ICI que cela se passe !
 
 
BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE :
 
Romans et nouvelles, Lionel Davoust est un touche-à-tout dont la production littéraire est trop importante pour être détaillée ici. Voici néanmoins ces principaux écrits ; et pour le reste, je vous invite à consulter son blog, régulièrement mis à jour 😊
 
  • Thriller : La série Léviathan
Thriller initiatique et d’aventure. La quête d’un biologiste marin traumatisé par un désastre d’enfance et d’une mère de famille initiée à des secrets occultes bannis par les religions de la lumière.
 
   
 
  • Fantasy : l'univers d'Évanégyre
« Vaste fresque épique de fantasy, les Chroniques d’Évanégyre confrontent technologie et magie, dragons et exosquelettes, batailles dantesques et réflexions sur l’humanité.
À chaque livre son ambiance et son époque : chaque ensemble narratif (roman, trilogie) est parfaitement indépendant des autres, et chacun forme un point d’entrée autonome dans la trame d’Évanégyre. Mais des liens subtils les unissent, à travers lieux et figures héroïques, et proposent au lecteur attentif et fidèle un jeu de renvois lui permettant de construire sa propre vision des événements…»
 
 
Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.
Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques.  Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville,  le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.
Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.
 
 
On la surnomme la Faucheuse. Débarquée trente ans plus tôt dans le sud, la généralissime Stannir Korvosa assimile méthodiquement nations et tribus au sein de l’Empire d’Asreth, par la force si nécessaire. Rien ne semble résister à l’avancée de cette stratège froide et détachée, épaulée par des machines de guerre magiques.
Parvenue à l’ultime étape de sa route, elle est confrontée à un nouveau continent – un océan de verdure où vivent des nomades qui ne comprennent pas les notions de frontières ou de souveraineté. Elle doit pourtant affirmer l’autorité impériale car, dans le sous-sol de la steppe, se trouvent des ressources indispensables pour Asreth. Mais après une vie de conquête, Korvosa pourrait bien rencontrer la plus grande magie qui soit… et affronter un adversaire inédit : le pacifisme.
 
 
 
Entre les derniers royaumes libres et les forces d’invasion de l’Empire d’Asreth se dresse l’imprenable Qhmarr, petit pays à peine sorti de l’ère médiévale. Gouverné par un roi trop jeune et un conseiller trop confiant, il ne devrait représenter dans le plan de conquête de l’Empire qu’une note de bas de page. Et alors que le généralissime D’eolus Vasteth s’emploie à négocier les modalités d’une reddition diplomatique, déjà, aux portes de la capitale, se presse l’implacable armada… La conclusion du conflit ne fait aucun doute. D’une manière ou d’une autre, Qhmarr passera sous pavillon asrien.
Pourtant, malgré la défaite annoncée, Vasteth découvre des dirigeants qhmarri inflexibles, prêts à confier le destin de leur nation à d’absurdes croyances ancestrales. À travers le défi lancé par l’enfant-roi, ce sont toutes les certitudes du généralissime qui vont se voir ébranlées, tandis que, sur la mer, les soldats meurent, simples pions sur un échiquier qui les dépasse…
 
 
Premier volume de la trilogie Les dieux sauvages.
 
Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.
Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.