dimanche 31 juillet 2016

Dionysos le conquérant, de Louise Roullier

Fiche technique :
 
Auteur : Louise Roullier
Titre : Dionysos le conquérant
Editeur : Netscripteurs éditions
Nombre de pages : 263
Date de parution : Avril 2014
 
 
Quatrième de couverture :
 
Vous imaginiez le dieu du vin comme un gaillard ventru, au nez rougeaud et au rire gras ?
Vous aviez tort. Dionysos, dieu de l’ivresse, est avant tout un héros conquérant.
Conquérant de l’Inde : Pour obtenir son permis de séjour dans l’Olympe et sur ordre des dieux, Dionysos doit civiliser les barbares Indiens, à l’Orient du monde, qui refusent de sacrifier aux Olympiens – en plus, ils ne boivent que du thé ! À la tête de son armée bachique, Dionysos se lance alors dans une croisade alcoolique. Les rajahs enragés n’ont qu’à bien se tenir !
Conquérant des cœurs : Menacé depuis sa naissance par la haine de la déesse Héra, le jeune Dionysos a trouvé refuge dans le domaine de Cybèle, une forêt peuplée de divinités. Son amour pour l’ardent satyre Ampélos se heurte à la crainte de le perdre, et la tragédie rattrapera le dieu de la joie et de la fête. Sauf si Dionysos parvient à tordre les fils du destin.
Dans la lignée des Tribulations amoureuses de Poseïdôn, Louise Roullier présente ici un Dionysos complexe, multiple, loin de l’imagerie commune. Elle vous convie à son épopée comique au pays des maharadjas, mais aussi au drame qui a fait de Dionysos le dieu de la vigne et du vin.
Un livre à consommer sans modération !
 
 
Avis :

Ecrit par une diplômée de lettres classiques amoureuse de mythologie, Dionysos le conquérant regroupe deux histoires aux tons résolument opposés : l'une joyeuse et hilarante, La croisade alcoolique de Dionysos, la seconde plus grave et dramatique, Ampélos. Deux histoires bien différentes, deux tons à l'opposé l'un de l'autre, mais un plaisir de lecture égal : j'ai dévoré les aventures de Dionysos avec beaucoup de plaisir et j'ai passé en excellent moment entre détente et culture...

La croisade alcoolique de Dionysos :
 
« Qu'on ne se méprenne pas sur moi [...] Je ne suis pas la caricature d'ivrogne dont se souviendront les incultes des temps futurs. Je ne suis pas un dieu ventripotent qui titube avec une coupe à moitié vide en main. Comme vous le voyez, je suis un beau jeune homme aux cheveux blonds, au visage envoûtant, plein de grâce et de charme. Et, plus qu'un dieu, je suis un héros ! J'étais un simple humain mais, devant la grandeur de mes hauts faits, on m'a accordé une place sur l'Olympe auprès des autres divinités. Et puisque personne ne semble connaître mes exploits, je vais demander à un témoin objectif de raconter, en détail, l'histoire de ma conquête de l'Inde. » 
Ainsi parla Dionysos. Racontée par Silène, son fidèle précepteur toujours à moitié ivre depuis l'invention du vin, la conquête de l'Orient a pour but de civiliser les peuples barbares buveurs de thé, et de les convertir à l'alcoolisme. A la tête d'une armée chahuteuse et hétéroclite composée de bacchantes, ménades, faunes, satyres et cyclopes, sans oublier de mortels totalement acquis à la cause alcoolique, Dionysos part vers l'Est accomplir sa mission civilisatrice. C'est sans compter sur l'intervention de certaines divinités qui feraient tout pour l'empêcher d'accéder à l'Olympe !
Avec ce récit plein d'humour, Louise Roullier nous entraîne sur les traces d'une armée antique en campagne et nous fait découvrir la Grèce et l'Orient à travers le prisme de la mythologie. Il y a un côté instructif indéniable (cartes, glossaire, index des noms et bibliographie sélective sont là pour nous permettre de bien comprendre les tenants et aboutissants de cette quête et d'approfondir le sujet) associé à un côté humoristique très agréable. Le récit de Silène, fantasque et farfelu, est entrecoupé de nombreuses interventions de divinités qui tiennent à ajouter quelques précisions à l'histoire : ces interruptions, qui prennent la forme de notes de bas de page, sont hilarantes et apportent beaucoup au roman.

Ampélos :

Dans cette seconde histoire, plus courte que la première, Louise Roullier revient sur les premières année de la vie de Dionysos, avant qu'il ne devienne un dieu : sa naissance empreinte de violence, son enfance insouciante auprès de sa grand-mère Cybèle, sa rencontre avec le satyre Ampélos et la découverte de ses sentiments à son égard. L'histoire est intéressante, le ton est juste et les sentiments des différents protagonistes sont bien retranscrits. L'auteur arrive à nouveau à marier divertissement et enseignement : on apprend une foule de choses sans s'en rendre compte, personnellement j'adore ça !

Pour conclure, j'ai adoré ce recueil et j'ai découvert une jeune auteur passionnante et pédagogue : la mythologie grecque est  en général plutôt compliquée à appréhender, surtout les généalogies des dieux et des héros. Louise Roullier a réussi à travers ces deux courts romans à la rendre attrayante et accessible sans la dénaturer, du grand art !



 

mercredi 27 juillet 2016

Mercredi, c'est citation : A la mesure de nos silences, de Sophie Loubière

 
 
 
 

Le malheur, c’est comme une brassée de fleurs qui te tombe dessus. Tu peux choisir d’en faire une couronne mortuaire ou bien un bouquet qui fleurira la table d’un banquet pour le mariage de tes petits-enfants.
 
 
 
 

dimanche 24 juillet 2016

L'étrangère, de Gardner Dozois

Fiche technique :
 
Auteur : Gardner Dozois
Traducteur : Jacques Guiod
Titre : L'étrangère
Editeur / Collection : ActuSF / Perles d'épice
Nombre de pages : 262
Date de parution : Juin 2016
 
 
Quatrième de couverture :
 
La première fois que Joseph Farber vit Liraun Jé Genawen, il la trouva pleine de mystères. C’était durant l’Alàntene, « la Pâque du solstice d’hiver, l’Ouverture-des- Portes-de-Dûn » sur la planète Lisle. Pour l’extraterrestre, Farber bravera tous les interdits et tabous, jusqu’à se faire modifier génétiquement pour pouvoir s’unir à elle. Et pourtant, comme toutes les plus grandes histoires d’amour, leur idylle connaîtra une fin tragique...
 
 
Avis :
 
J'ai pu lire L'étrangère de Gardner Dozois par le biais d'un service de presse des éditions ActuSF : un immense merci à eux pour cette superbe découverte ! Je ne serais pas allée spontanément acheter ce livre en librairie (je trouve que la couverture n'est pas particulièrement belle, même si elle intrigue, et la quatrième de couverture ne m'attirait pas particulièrement), et du coup je serais passée à côté d'une très belle histoire, ce qui aurait été vraiment dommage.
 
Publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1978, L'étrangère n'a pas pris une ride. Alors que beaucoup d'histoires de science-fiction des années 1970-1980 paraissent affreusement datées et ringardes quand on les (re)lit quarante ans plus tard, ce roman réussit le pari d'être intemporel et universel.
Histoire d'amour tragique à l'écriture soignée et poétique, L'étrangère se dévore d'une traite. Le rythme de l'histoire est assez lent, le ton plutôt mélancolique, les descriptions sont somptueuses et les émotions des différents protagonistes très bien rendues : c'est un roman d'atmosphère plus qu'un roman d'action, il vous fera réfléchir sur l'Homme et sa perception du monde qui l'entoure tout en vous divertissant avec une intrigue éminemment exotique. Il y est question de rencontre entre deux solitaires, étrangers à leurs propres mondes, de découverte et d'immersion dans une culture étrangère, de non-dits et d'incompréhensions mutuelles qui conduisent au drame... Les personnages principaux ne sont pas particulièrement attachants, mais les décors sont envoûtants, le ton est juste et l'histoire est tragiquement belle... Voilà un roman qui va me hanter longtemps !
 
Un conseil, ne passez pas à côté de L'étrangère sans en lire au moins quelques pages : à mon avis vous serez vite conquis...




mercredi 20 juillet 2016

Mercredi, c'est citation : Le moins pire des mondes, de Bruno Pochesci (dans Un tremplin pour l'utopie)

 
 
 
 

Manger ceci, prier le cul tourné par là, empapaouter madame comme ci plutôt que comme ça... Toutes ces simagrées n'ont plus lieu d'être. Tu cherches Dieu ? Mate les étoiles, comme tes ancêtres ! Ou le roulis des fesses de ta douce, le sourire d'un môme, la frénésie du chaton aux prises avec une pelote de laine...
 
 
 
 

dimanche 17 juillet 2016

Les bruines de Lanester, de Jean Failler

Fiche technique :
 
Auteur : Jean Failler
Titre : Les bruines de Lanester
Série / Volume : Mary Lester volume 1
Editeur / Collection : France Loisirs / Piment noir
Nombre de pages : 175
Date de parution : Mai 2016
 
 
Quatrième de couverture :
 
Un sans-abri est retrouvé noyé dans le Scorff, entre Lanester et Lorient…Un directeur de société a disparu… Une voiture est volée, une maison cambriolée... Routine que tout cela pour l'inspecteur Amédéo.
La vie s'écoule, simple et tranquille au commissariat de Lorient. Ou plutôt s'écoulerait, si une jeune femme, inspecteur stagiaire, ne s'avisait de vouloir contre toute logique relier ces faits pour en tirer des conclusions pour le moins surprenantes. Mary Lester parviendra-t-elle, dans cet univers d'hommes, à mener son enquête jusqu'au bout ?
 
 
Avis :
 
Pour inaugurer Piment noir, leur toute nouvelle collection de poche dédiée au polar, les éditions France Loisirs ont eu la bonne idée de rééditer une série 100% bretonne : Mary Lester, forte d'une quarantaine de volumes, dont quatre sont d'ores et déjà sortis au Club.
 
Pour cette première enquête, nous découvrons Mary Lester, jeune inspecteur stagiaire qui ne s'en laisse pas compter. Elle tente difficilement de se faire une place dans un monde d'hommes (nous sommes dans les années 1990), au milieu de collègues masculins plus âgés qu'elle qui l'appellent "mon petit" (ce qu'elle déteste) et veulent la cantonner aux tâches administratives (ce qui n'est pas sa tasse de thé). Suivant son instinct, en dehors de toute autorisation officielle, Mary va tenter de résoudre une enquête qui la mènera bien au-delà de ce qu'elle pouvait imaginer.
J'ai bien aimé ce petit roman sympathique, parfait pour les vacances. L'intrigue est bien ficelée, et même si j'ai découvert le coupable assez tôt j'ai pris plaisir à lire ce roman jusqu'au bout, d'autant plus que le final est plutôt inattendu. Il y a beaucoup de rebondissements, l'action est bien présente et il y a peu de violence, on pourrait se croire dans une enquête à la Maigret. Les personnages sont variés, et même s'ils ne sont pas beaucoup décrits on arrive à ressentir quelque chose pour eux. J'aurais aimé en apprendre un peu plus sur l'héroïne, Mary, mais je pense que cela se fera au fil des volumes...
 
Vous laisserez-vous tenter par ce roman policier ? En ce qui me concerne, j'ai déjà acheté le second volume des aventures de Mary Lester.
 
 
 
 

mercredi 6 juillet 2016

Le village, d'Emmanuel Chastellière

Fiche technique :

Auteur : Emmanuel Chastellière
Titre : Le village
Editeur : Les éditions de l'instant
Nombre de pages : 324
Date de parution : Mai 2016


Quatrième de couverture :

Une jeune fille se réveille un matin dans une demeure inconnue.
Livrée à elle-même au cœur d'un village aussi étrange que désert, privée de ses souvenirs, elle va bien vite se rendre compte que les secrets de son passé sont liés à ceux des anciens habitants des lieux.
Pour se défaire de ces liens invisibles et espérer quitter ce village aux allures de prison hors du temps, elle va devoir raviver les cendres d'un bûcher centenaire...


Avis :
 
Le village débute avec une jeune fille qui se réveille seule ; elle ne sait pas qui elle est, elle ne sait pas non plus où elle est. Petit à petit, elle va découvrir sa "prison" : un village dont l'agencement se modifie brutalement toutes les nuits, des marais et une petite forêt, le tout peuplé d'hommes étranges et effrayants qui tentent de la capturer et d'un groupe de jeunes gens amnésiques qui se nomment entre eux "les enfants perdus" et tentent tant bien que mal de survivre en attendant de pouvoir s'échapper. A l'instar de l'héroïne, le lecteur découvre ce monde petit à petit, il apprend à la connaître et à discerner ses dangers sans qu'aucune véritable explication ne lui soit donnée d'emblée ; les indices et révélations arrivent au compte goutte, si bien que l'on peut aisément se mettre dans la peau de l'un des personnages et ressentir ce qu'il éprouve face à ce monde étrange et hostile. L'atmosphère est oppressante, l'action est continue, il y a du mystère et du suspense, bref tout ce qu'il faut pour maintenir l'intérêt du lecteur jusqu'à la dernière page.
 
J'ai bien aimé ce roman fantastique plein de magie noire, de malédictions, de violence et de créatures surnaturelles. Pour un premier roman, c'est une belle réussite, je ne me suis pas ennuyée pendant ma lecture. Mon seul regret concerne le peu de place donnée à la psychologie des personnages et à leurs relations, j'ai trouvé cela un peu factice et stéréotypé, c'est dommage. Cela mis à part, Le village est agréable à lire, le fait d'atterrir directement dans l'intrigue peut déstabiliser au début, mais cela n'empêche pas de rentrer dans l'histoire sans problème. La fin totalement inattendue est un gros point positif, je ne l'avais pas vue venir et j'adore ça !

Le village est une très bonne lecture détente pour grands adolescents et jeunes adultes, qui maintient en haleine de la première à la dernière ligne. Parfait pour s'occuper et frissonner pendant ces vacances qui commencent !
 
J'ai reçu Le village dans le cadre de l'opération Le 15/15 d'Emmanuel Chastellière. Merci au site Book en Stock et aux éditions de L'instant pour cette belle découverte.



 

dimanche 3 juillet 2016

Haïkus de Sôseki à rire et à sourire, de Minami Shinbô

Fiche technique :
 
Auteur : Minami Shinbô
Traducteur : Brigitte Allioux
Titre : Haïkus de Sôseki à rire et à sourire
Editeur / Collection : Editions Philippe Picquier / Japon
Nombre de pages : 88
Date de parution : Novembre 2015
 
 
Quatrième de couverture :
 
Les haïkus dits "pas tout à fait géniaux" créés par des génies, ceux-là justement m'amusent. Il est évident que je ne suis pas un homme aux goûts très raffinés, et que j'aime plutôt les joyeux propos. Ce qui n veut pas dire cependant que je n'aime que cela !
Le génial illustrateur japonais Minami Shinbô se met au diapason des haïkus de Sôseki. 28 chefs-d'oeuvre d'humour malicieux et philosophique.
 
 
Avis :
 
Natsume Sôseki, célèbre auteur japonais de l'ère Meiji, a composé plus de 2600 haïkus. L'illustrateur Minami Shinbô en a sélectionné 28 pour les illustrer : pas les plus connus, ni les plus beaux ou les plus profonds, uniquement des haïkus drôles et décalés, écrits entre 1895 et 1899, c'est-à-dite avant que Natsume Sôseki ne parte étudier en Angleterre.
Les illustrations au pinceau, simples et claires, collent parfaitement bien aux poèmes, écrits à la fois en français et en japonais. On y découvre des instants de vie paisible, des paysages esquissés, une nature omniprésente, des références culturelles et mythologiques qui sont autant d'invitations au voyage.
 
Préface, postface et notes critiques nous donnent un aperçu du travail de l'illustrateur, mais également du traducteur qui explique quelques points de civilisation japonaise (objets, références, mythologie) ainsi que ses choix en matière de vocabulaire.
 
Haïkus de Sôseki à rire et à sourire est un ouvrage sympathique, à feuilleter pour décompresser et faire voyager son imaginaire...
 
 
Deux exemples de haïkus de Sôseki illustrés par Minami Shinbô 
 
 
 
 

Bilan achats et lectures - Juin 2016

Peu d'achats et relativement peu de lectures en juin, malgré quelques jours de congés le cœur n'y était pas suite à quelques soucis personnels. Le blog n'a pas été souvent mis à jour d'ailleurs, je suis désolée... promis j'essaie de me remotiver en juillet !
 
 
MES LECTURES :
 
Romans :
 
2312 pages lues, pour la plupart des nouvelles ou des romans courts et/ou faciles à lire, j'avais besoin de me vider la tête... Pour cela les romans de Janet Evanovich ont été des lectures idéales, j'ai beaucoup ri et cela fait un bien fou ! Sinon aucune déception, ce sont toutes de bonnes lectures, je vais essayer d'en chroniquer un maximum.
 
          http://andree-la-papivore.blogspot.fr/2016/06/un-tremplin-pour-lutopie-recueil-de.html     http://andree-la-papivore.blogspot.fr/2016/06/la-prochaine-fois-ce-sera-toi-de.html
          https://andree-la-papivore.blogspot.fr/2016/07/les-bruines-de-lanester-de-jean-failler.html     https://andree-la-papivore.blogspot.fr/2016/07/haikus-de-soseki-rire-et-sourire-de.html
     https://andree-la-papivore.blogspot.fr/2016/07/le-village-demmanuel-chastelliere.html    
 
 
BD et manga :
 
Enormément de lectures BD et manga, j'ai profité de quelques jours de congés pour faire diminuer ma PAL et emprunter à la médiathèque. Aucune déception parmi ces lectures, j'ai ri, voyagé, frissonné, pleuré un peu...

                                                                             

 
ILS ONT REJOINT MA PAL EN JUIN :
 
Romans :

Pour juin, j'ai pris une grande résolution : ne rien acheter pour enfin faire diminuer ma PAL qui menace de s'écrouler ! Donc mis à part mon achat du trimestre chez France loisirs et BOXing dolls, un ouvrage financé sur KissKissBankBank en mai qui est arrivé, seuls des services de presse et partenariats sont venus agrandir ma PAL.
 
                           
 
 
BD et manga :
 
Un début de mois chargé niveau BD avec deux gros évènements : le lancement du Projet Bermuda 8, avec séance de dédicaces géante et prix cassés sur les précédents volumes (cela fait toujours plaisir, j'en ai profité pour prendre les albums qui me manquaient ^_^) et Lyon BD Festival : résultat pas mal d'achats, beaucoup de dédicaces et de très bons souvenirs :-) Par la suite j'ai fait un petit tour à Glénat pour acheter le dernier volume de Détective Conan, et j'ai reçu Gergovie, une BD financée sur Ulule il y a quelques mois déjà.