mardi 15 août 2017

Le prix de la vérité, de Florent Marotta

Fiche technique :

Auteur : Florent Marotta
Titre : Le prix de la vérité
Editeur : Auto édition (Amazon)
Nombre de pages : 293
Date de parution : Août 2017


Quatrième de couverture :

Élisa est morte. Six mois après le suicide de sa femme, Paul sort de l’hôpital psychiatrique où il a dû se battre contre ses hallucinations.
Comment reconstruire sa vie ? Que lui reste-t-il si ce n’est sa fille placée par un juge ?
Quand il apprend que ce sont ses beaux-parents qu’il n’avait jamais vus qui ont la garde de son enfant, Paul vacille.
Alors, lorsqu’une lettre de la banque lui annonce que sa femme avait un compte caché, son monde s’écroule.
Dès lors, Paul n’a plus qu’un objectif, traquer la vérité.
À n’importe quel prix.


Avis :
 
Le prix de la vérité est un thriller psychologique efficace et palpitant qui vous tiendra en haleine jusqu'aux dernières pages. En tout cas, c'est l'effet qu'il m'a fait ! Une fois la lecture commencée j'ai eu du mal à m'arrêter. Je l'ai dévoré d'une traite, emportée par l'envie irrépressible de connaitre la vérité...

Sa femme s'étant donnée la mort sous ses yeux, Paul a sombré dans la dépression, l'alcool puis la folie, ce qui a nécessité son internement d'office. Quand il quitte l'hôpital psychiatrique où il a passé les six derniers mois de sa vie, son unique désir est de récupérer sa fille. Et là, les révélations surprenantes commencent ! Ses beaux-parents, que sa femme disait vivre en Italie, n'habitent pas très loin de chez lui depuis plus de vingt ans et ont obtenu la garde de son enfant ; en triant le courrier qui s'est accumulé en son absence, il découvre que son épouse détenait un compte bancaire secret qu'elle avait clôturé deux jours avant son suicide. Paul tombe des nues après ces découvertes et décide de mener l'enquête. Qui était réellement son épouse ? Quels secrets a-t-elle emporté dans sa tombe ?
 
J'ai énormément apprécié cette lecture qui joue sans cesse sur l'ambiguïté des situations : il est parfois difficile de deviner si les faits rapportés par Paul sont réels ou s'il est en pleine crise de paranoïa. Le suspense est ainsi constant, et l'intrigue se dévoile au fur et à mesure de l'avancée de la lecture. Les surprises sont nombreuses, jusqu'aux dernières pages, impossible de s'ennuyer. Le découpage en courts chapitres est nerveux, le rythme induit est rapide, la lecture est facile est agréable. Mon seul regret concerne la présence de quelques coquilles qui ont échappé à l'œil vigilant des correcteurs, mais il n'y a là rien de rédhibitoire, surtout si vous n'êtes pas aussi maniaque que moi.
 
J'ai déjà eu l'occasion de lire d'autres romans de Florent Marotta qui écrit aussi bien du thriller que du fantastique (certains sont chroniqués sur le blog, vous pourrez retrouver les liens en passant par l'Index). J'ai aimé à chaque fois, pour des raisons différentes, et la lecture du Prix de la vérité me conforte dans mon opinion : quand un nouveau roman sort, je peux y aller les yeux fermés ! (Mais les yeux ouverts, c'est quand même plus pratique pour lire 😉).


Le prix de la vérité est à tout petit prix, alors n'hésitez pas à le découvrir ! Pour le commander, un petit clic sur l'image vous mènera directement à la boutique Amazon 😊




 
 

mercredi 2 août 2017

Anthologie Contes nippons au coin du feu

Fiche technique :

Auteurs : Audrey Calviac, Laurent Combaz, Dola Rosselet, Marine Stengel, Louise Roullier, Anthony Boulanger, Maud Wlek, Vérène Dévanthéry, Nimu, Célia Haro, Vanessa Terral
Titre : Contes nippons au coin du feu
Editeur : Hystérie éditions
Nombre de pages : 336
Date de parution : Mai 2017


Présentation éditeur :

L'anthologie officielle du Salon Japan Impact 2017 ! Onze histoires nippones à lire au coin du feu. Attention, la porte des rêves et des cauchemars est ouverte.


Détail des nouvelles :

  • Le pays des Yokaï d'Audrey Calviac : Un petit garçon perdu en forêt fait d'extraordinaires rencontres.
  • So leng et Le Pouvoir venu du levant de Laurent Combaz : Le fils d'un tyran doit devenir le réceptacle de l'immense pouvoir d'un guerrier légendaire.
  • De soie et de fourrure de Dola Rosselet : La favorite de l'empereur se voit contrainte de dévoiler sa véritable nature.
  • Tetsuya de Marine Stengel : Juste avant la cérémonie de passage à l'âge adulte, le jeune Tetsuya rencontre l'amour.
  • Les trois coups du spectre de Louise Roullier : Le récit d'une célèbre partie de Go qui dura plusieurs jours.
  • L'Empereur solitaire et le cadeau du Corbeau Rouge d'Anthony Boulanger : Un dragon sage et respecté cherche une compagne pour rompre la solitude qui l'accable.
  • Le Yureï de Maud Wlek
  • Huit pattes, sept queues de Vérène Dévanthéry
  • Hahanaru Shizen de Nimu
  • SokuShinbutsu de Célia Haro
  • L'héritage de Susanoo de Vanessa Terral 


Avis :

Je tiens en premier lieu à remercier le site Livraddict et les éditions Hystérie pour ce partenariat. Moi qui adore le Japon, je me suis bien amusée à lire ce recueil de nouvelles.

Contes nippons au coin du feu est l'anthologie officielle de l'édition 2017 du Salon Japan Impact, le festival Suisse des passionnés de culture japonaise et assimilés. A ce titre, une préface (que j'ai trouvé assez longue) revient sur l'histoire du salon avec nombre d'anecdotes qui devraient captiver les festivaliers. N'en faisant pas partie, je dois reconnaître que je n'y ai pas trouvé beaucoup d'intérêt... Heureusement les nouvelles du recueil ont été beaucoup plus passionnantes.

Tous ces textes mettent en scène les créatures surnaturelles qui hantent le folklore japonais : divinités, dragons et yôkaï se mêlent aux humains, parfois sous leur véritable apparence, parfois masqués pour passer inaperçus et mieux tromper le monde. La plupart de ces récits nous montrent le côté sombre et maléfique de ces créatures, qui se nourrissent des hommes de multiples manières. Que l'histoire se passe à notre époque ou dans un passé lointain, le résultat est identique et bien souvent tragique. L'ambiance qui se dégage de ces nouvelles est mystérieuse, envoûtante, parfois poétique et bien souvent oppressante. Le dépaysement est total tant les êtres qui hantent ces pages sont différents de ce que l'on peut connaître en Europe.
Comme cela arrive souvent avec les recueils de nouvelles le niveau des écrits est assez hétérogène : j'en ai aimé certaines et même adoré quelques unes, les autres ont juste éveillé mon intérêt, sans plus. Je ne regrette cependant pas ces lectures qui m'ont fait voyager dans l'espace et le temps et découvrir quelques créatures surnaturelles que je ne connaissais pas encore.

Que vous soyez ou non familiers avec le folklore japonais, je ne doute pas que vous trouverez dans cette anthologie de quoi nourrir et développer votre imaginaire. Une belle initiative qui, je l'espère, ne s'arrêtera pas là.




dimanche 30 juillet 2017

La maison bleu horizon, de Jean-Marc Dhainaut

Fiche technique :
 
Auteur : Jean-Marc Dhainaut
Titre : La maison bleu horizon
Editeur / Collection : Taurnada éditions / Fantastique
Nombre de pages : 260
Date de parution : Juin 2017
 
 
Quatrième de couverture :
 
Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d'Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l'enquête bouleversante qui l'attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d'un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?
 
 
Avis :
 
La maison bleu horizon est une histoire fantastique, dans tous les sens du terme ! J'ai adoré ce roman qui a su m'effrayer puis m'émouvoir. L'auteur Jean-Marc Dhainaut est un conteur d'histoires hors pair qui sait happer le lecteur en quelques mots pour le relâcher au moment du point final, transi d'émotions.

Jean-Marc Dhainaut a su créer par petites touches une atmosphère propice à la frayeur, une réussite selon moi. Imaginez un peu le décor : la Somme dans les années 1980, une vielle maison de maître un peu à l'écart du village, une tempête de neige qui se prépare, une famille apeurée par des manifestations étranges et répétées depuis quelques jours (plancher qui grince, portes qui claquent, objets qui bougent, ombres qui apparaissent et disparaissent)... Cela peut paraître cliché, mais il n'en est rien. L'ambiance est oppressante, glaciale, et pour peu que vous soyez sensibles (comme moi !) vous allez sursauter au moindre bruit (un conseil : ne lisez pas ce roman avant de vous endormir !!). Au milieu de tout cela Alan Lambin, un enquêteur spécialiste en phénomènes paranormaux, va vivre une expérience hors du commun. Personnage atypique au cœur d'or, je me suis immédiatement attachée à lui ; il ne juge pas, il est là pour aider les personnes en détresse, pour découvrir si elles sont victimes de hantises ou simplement de crises de panique. Difficile malgré les indices qui apparaissent peu à peu, son enquête va le mener au cœur des tranchées, pendant le terrible hiver 1915.
Le style de l'auteur est simple et agréable à lire, les descriptions et dialogues sont bien dosés. Il n'y a aucun temps mort, le suspense est constant et la tension monte petit à petit jusqu'au coup de théâtre qui m'a laissée sans voix. L'émotion gagne du terrain au fur et à mesure des révélations apportées par l'enquête, je n'en dirais pas plus mais sachez qu'il s'agit d'une magnifique histoire.
 
Un immense merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir ce fantastique roman. J'ai tellement adoré que j'espère de tout cœur retrouver Alan Lambin dans de nouvelles enquêtes paranormales !



 

vendredi 28 juillet 2017

La fille sous la glace, de Robert Bryndza

Fiche technique :
 
Auteur : Robert Bryndza
Traducteur : Véronique Rolland
Titre : La fille sous la glace
Série / Volume : Erika Foster, volume 1
Editeur : France Loisirs
Nombre de pages : 502
Date de parution : Août 2017
 
 
Quatrième de couverture :
 
La glace a immortalisé sa jeunesse, sa beauté… et son mystère : qui était vraiment Andrea ? Victime ou manipulatrice ?
Encore marquée par la mort en service de son mari, l’inspectrice en chef Erika Foster découvre son nouveau poste dans un commissariat de Londres. Premier jour, première affaire et non des moindres : le corps d’Andrea Douglas-Brown, fille d’un riche industriel, a été retrouvé dans le lac gelé du Horniman Museum de Forest Hill. Que faisait la jeune femme mondaine dans ce quartier mal famé ?
Effondrée par la disparition d’Andrea, sa famille semble pourtant redouter ce que l’enquête pourrait dévoiler d’eux. Hasard ? Vengeance ? Crime passionnel ? Pour faire éclater la vérité, Erika Foster devra faire la lumière entre règne des apparences et sombres secrets.
 
 
Avis :
 
Premier polar de l'auteur anglais Robert Bryndza, La fille sous la glace possède tout ce qu'il faut pour passer un bon moment de lecture noire : des meurtres brutaux, une enquête difficile, des rebondissements nombreux et une héroïne attachante, le tout servi par une écriture fluide et agréable à lire.
 
Ce que j'ai préféré dans ce polar, c'est sans conteste l'enquêtrice Erika Foster. Femme d'âge mûr meurtrie par la vie, elle trouve dans son travail une raison pour ne pas sombrer. Intègre et tenace, elle ne lâche rien, elle enquête envers et contre tous pour que la vérité éclate, sans se préoccuper des répercutions sur sa carrière ou de menaces plus ou moins voilées.
« Mon boulot m'a déjà tout enlevé ou presque.[....] Le sens moral est la seule planche de salut qui me reste. »

L'héroïne n'est pas particulièrement sympathique, mais je me suis attachée à elle au fil des pages, au fur et à mesure que son passé et son caractère se dévoilent. Son équipe d'enquêteurs est intéressante et hétérogène, à l'image de la société anglaise actuelle.
 
L'intrigue est bien ficelée, avec son lot de révélations et de rebondissements qui maintient l'intérêt du lecteur jusqu'aux dernières pages. Les suspects et les mobiles sont variés et crédibles, je me suis bien "amusée" à découvrir qui était le coupable même si au final j'avais tout faux... Le roman nous plonge dans la société anglaise actuelle, où différences de classes sociales et recours aux privilèges de naissance sont encore bien présents, avec une justice à deux vitesses et des pressions politico-financières importantes. D'embûches en mensonges, la vérité aura du mal à éclater...
 
Merci aux éditions France Loisirs pour cette belle découverte, je lirais les prochaines enquêtes d'Erika Foster avec beaucoup de plaisir. La fille sous la glace est en exclusivité au Club France Loisirs pour six mois, avant sa sortie officielle en librairie !



http://www.franceloisirs.com/recrutement.php?action_number=187&code_support=1187&utm_source=DIS-ALE&utm_medium=ACQ-BLO&utm_campaign=T317-S31-FIL&favorite=0
 
 
 
 

mercredi 19 juillet 2017

Six yaourts nature, par Henry Carey

Fiche technique :
 
Auteur : Henry Carey
Titre : Six yaourts nature
Editeur / Collection : Editions AO - André Odemard / Suspense
Nombre de pages : 172
Date de parution : Mars 2017
 
 
Quatrième de couverture :
 
Sur le tapis roulant de la caisse d'un supermarché, un client dépose un paquet de coquillettes, un steak haché (à 5 % de matière grasse), un flacon de ketchup, une baguette de pain et… six yaourts nature. 
 
Ainsi commence ce roman réglé comme une horloge, dont les protagonistes ne peuvent plus remettre au lendemain la confrontation avec leurs destins. En une soirée, dans une surprenante synchronicité, tout va basculer pour ces six personnages "en quête d'hauteur".
Qui s’élèvera ? Qui tombera ? Seule la "chute" finale de cet émouvant suspense vous le révélera.
 
 
Avis :
 
Sous ce titre quelque peu énigmatique se cache un court roman noir à la structure particulière que j'ai dévoré d'une traite.
 
Six yaourts nature est divisé en six "épisodes" qui suivent le déroulé d'une soirée où tout va basculer. Six personnes vont se croiser au supermarché à l'heure de la fermeture, puis vont rentrer chez elles en voiture, elles vont prendre une décision importante suite à une révélation bouleversante et aller (peut-être ?) jusqu'au bout de leurs choix. Chaque épisode, au timing serré, est vécu successivement par les six personnages : la fille, le garçon, la responsable des caisses, le vigile, l'hôtesse de caisse et le directeur du magasin. Quand ils sont au même endroit la situation est vue successivement à travers les yeux de chacun, si bien que nous avons six versions, six ressentis d'un même évènement. Quand ils sont séparés nous les suivons alors tour à tour.
J'ai adoré cette construction particulière qui, loin de rendre la lecture indigeste, induit un rythme nerveux au roman. Les protagonistes de l'histoire sont liés, cela se devine assez rapidement, mais du coup l'attente de la confrontation finale n'en est que plus vive. L'auteur Henry Carey réussit à rendre ses personnages vivants et biens distincts, aucun risque de les confondre quand ils prennent la parole (le roman est écrit à la première personne du singulier, chaque chapitre de chaque épisode correspondant à un acteur du drame). Le style est direct, sans fioritures, l'auteur va droit au but sans s'encombrer de descriptions et détails inutiles. Le ton est parfois grave, parfois humoristique.

Six yaourts nature se lit facilement, j'ai été intriguée par les premières pages et je ne l'ai plus lâché avant le dénouement. Je vous le recommande chaudement, ne serait-ce que pour l'exercice de style.