jeudi 25 août 2016

Interview de Lucie Dyal



Les voleurs de destins, premier volume de la saga Les Pierres Hurlantes, est un roman fantasy ambitieux et passionnant. C'est avec beaucoup de plaisir que je reçois son auteur, Lucie Dyal, pour ce petit jeu de questions / réponses.
 
Bonjour Lucie, merci d'avoir accepté cette petite interview.
 
C'est moi qui suis flattée que vous me consacriez cette interview. J'en profite pour vous annoncer en avant-première, vous qui avez apprécié mon travail, que mon livre Les Pierres Hurlantes vient de remporter le Prix D'Allevard 2016 d'heroic fantasy. 
 
 
Toutes mes félicitations Lucie, c'est une très belle nouvelle !
 
Commençons par parler un peu de vous. En quelques mots, pourriez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?

Je suis née à Grenoble, y'a un sacré bout de temps, ville que je n'ai jamais quittée. J'aime lire et j'écris depuis mon plus jeune âge. Toutefois, j'entreprends des études scientifiques, car paradoxe des paradoxes, je me complais à la fois dans l'imaginaire et le rationnel.
Durant mes années d'apprentissages, je m'inscris à un concours littéraire « de la ville de Grenoble » dans la catégorie conte. Comme ça, pour voir ! Et je ne glane pas un, mais deux prix. Un général et l'autre pour mon conte « La porte de bronze. »
Néanmoins, j'obtins mon diplôme d'ingénieur. Pendant une vingtaine d'années, je gère des projets informatiques dans les télécoms et l'industrie dans les boîtes de la région. Néanmoins, je continue d'imaginer des contes, des histoires et des nouvelles de science-fiction et de fantasy.
Puis en 2008, la vie (noble dame malicieuse) m’amène à la croisée des chemins. Un licenciement franchement contestable (que j'ai contesté) m'a laissé un goût amer en travers de la gorge et un dégoût provisoire pour ma profession (que j'aimais du reste). L'occasion m'est donnée... je me lance dans la rédaction de la saga des Pierres Hurlantes. Il me faudra sept longues années de durs labeurs et de doutes pour produire un travail présentable dont voici le premier opus : Les voleurs de destins.
Sinon je suis curieuse et gourmande, outre la lecture (tous les genres), j'adore découvrir de nouveau pays, randonner à travers la planète, goûter à toutes sortes de mets exotiques... 
 
 
D'où vous est venue cette envie d'écrire ?
 
Enfant, ma petite tête foisonnait d'idées, d'images et de personnages imaginaires. Les contes que me lisaient mes parents ont nourri mon imagination. Dès que j'ai été en âge d'écrire, je les ai couchés sur papier. Et je n'ai jamais arrêté.
Et ce qui devait arriver est arrivé... tôt ou tard, avec ce premier opus et suite à suivre. 
 
 
Ecrivant de la fantasy, je suppose que vous êtes plutôt attirée par les littératures de l'imaginaire… Etes-vous une grande lectrice ? Avez-vous des auteurs et/ou romans coups de cœur à nous conseiller ?
 
Je lis beaucoup et un peu de tout. Mais c'est vrai, je dévore en grande majorité de la littéraire de l'imaginaire.
Mes auteurs préférés (c'est vaste!), voici une petite liste non exhaustive avec le meilleur (à mon sens) :
  • Pierre Bordage : (dur de choisir !) Les guerriers du silence (c'est une trilogie), Porteur d'âme, la trilogie des évangiles (Evangile du serpent, Les chemins de Damas, L'ange l'abîme) qui sont tellement d'actualité...
  • René Bajavel : La nuit des temps, Le grand secret.
  • Alain Demasio : La horde du contrevent.
  • Jean-philippe Jaworski : Gagner la guerre et Même pas mort.
  • Robin Hobb : L'assassin royal et Les aventuriers de la mer.
  • Ayerdhal : Demain une oasis, Transparence.
  • Neil Gaiman : Neverwhere.
  • Justine Niogret : Chien du heaume.
  • Brandon Sanderson : Fils des brumes.
  • Gavriel Kay : Les chevaux célestes.
  • Amélie Nothomb : tous les premiers.
  • Pierre Grimbert : Le secret de Ji.
Quelques coup de coeur inattendu : Christophe Nicolas : Le camp, Stephan Platteau : Les sentiers des astres, Michael Flynn : Eifelheim.
 
 
De plus en plus d'auteurs se tournent vers l'autoédition, par choix ou par nécessité. On y trouve du très bon comme du très mauvais, comme chez n'importe quel éditeur en fait. Pourriez-vous nous parler de votre expérience d'auteur autoéditée ?
 
L'autoédition est un problème complexe en France.
En premier lieu parlons de la condition de l'auteur. Dans l'inconscient collectif on associe un auteur à l'image "romantique" du poète maudit. Un auteur faut que ça en bave... Il doit être désargenté, se nourrir uniquement de son art. Et puis, la littérature est mise sur un pied d’estale. Dans notre société élitiste, on prône l'excellence (ce qui n'est pas un mal en soi sauf s'il en devient dictatorial et exclusif). Ainsi, un vrai auteur est forcément adoubé par une maison d'édition traditionnelle. Et pour lui c'est la voie royale. Il faut juste que les lecteurs veuillent bien apprécier sa prose. :-)
Aux US c'est tout le contraire, on plébiscite les auteurs autoédités, on loue leur esprit d'entreprise et leur audace !
Sorti de ce schéma, un auteur est d’emblée étiqueté mauvais et amateur. Malheureusement, c'est devenu un lieu commun chez nous.
Je le constate tous les jours. Dès que je précise mon état d'autoédité, je n'ai droit qu'à des regards condescendants et souvent méprisants. Les portes se ferment avant même que je puisse défendre mon œuvre.
Les médias en général nous boudent (ne prennent pas la peine de répondre à nos mails, ni ne vous rappellent après avoir laissé 4 ou 5 messages). Et sans pub, difficile de se faire connaître et donc de vendre son livre. Parce que le nerf de la guerre dans l'édition c'est la diffusion et la distribution.
On reproche aux auteurs de vouloir vivre décemment de son art ! (un comble !) Il faut voir comment Marc Levy et autres consorts qui ont du succès sont traînés dans la boue... qu'ils font du populaire... en un mot de la M...
Mais c'est aussi vrai pour l'accession à certains salons du livre. On est écarté sous prétexte que l'on est autoédité, voir plus insidieusement, parce qu'on ne passe pas par la librairie officielle de l'événement (qui peut vous prendre entre 30 à 40 % de vos ventes). Ce qui revient au même. Être un rebelle au système se paie durement.

Je le savais pertinemment avant de me lancer dans l'autoédition. Mais j'ai pris tout de même le risque. Je n'avais pas envie d'abandonner mes droits. Je voulais être aux commandes de ma carrière et non tributaire d'une maison d'édition dont les intérêts diffèrent des miens.
La condition d'un auteur autoédité est loin d'être un long fleuve tranquille. Il faut faire sa pub (que l'on paie au prix fort). Faire du démarchage (trouver les contacts potentiels, être original etc..). Frapper aux portes, convaincre… Cela prend du temps (qui ne sera pas consacré à l'écriture.) Pour parfois pour de maigres résultats. Le lectorat se constitue petit à petit, dans le temps mais solidement.
Peu importe le nombre, l'essentiel (le vœu le plus cher de tout écrivain) est d'être lu. Heureusement, les lecteurs via leurs retours, leur gentillesse me galvanisent et me donnent envie de continuer. Et voyez-vous le plus drôle, c'est que ses lecteurs me considèrent comme une vraie auteure (que je suis). 


Parlons un peu de votre saga fantasy, prévue en six volumes : Les Pierres Hurlantes. Comment avez-vous imaginé cette histoire passionnante ? 

C'est vers 2006 que je commence à griffonner des scénettes qui tournent dans ma petite cervelle qui deviendront par la suite Les Pierres Hurlantes.
Cela faisait un moment que tournait dans ma tête l'histoire d'une princesse promise à un brillant avenir qui se révélait, en fait, tout sauf idyllique. D’où provient cette historiette à la base ? aucune idée ! (Je vais envoyer un texto à la muse des écrivains pour lui en toucher deux mots... ). A partir de ce fragment d'intrigue (du personnage d'Aliandra) j'ai bâti le reste du récit, briques après briques, à mesure que je répondais aux interrogations que suscitait cette situation inédite. 


Pourriez-vous nous parler des influences, littéraires ou autres, qui ont permis la naissance de votre saga?

J'aime tous les genres littéraires. Je lis de tout. Du classique en passant par la bd, manga, beaucoup de sf, de fantasy mais peu de polar.
Mais c'est la rencontre avec deux livres qui vont changer ma façon d'écrire et mon envie (frustrée) de devenir écrivain(e) s'est décuplée. La nuit des temps de René Barjavel et Les guerriers du silence de Pierre Bordage. Mes deux maîtres littéraires !
Quant à l'univers d'Hexavia, il est issu, sans aucun doute, de mes lectures (contes, sf, fantasy, philo, historique etc...). Une synthèse inconsciente de mon grand bazar livresque, en quelque sorte. 


Les voleurs de destins se pose comme une introduction à la saga. On y découvre le monde d'Hexavia, où règne la magie, et un panel de personnages variés aux destins plus ou moins liés. Verra-t-on ces personnages évoluer jusqu'au dernier volume de la saga, ou l'intrigue se déportera-t-elle dans d'autres mondes ?

Les personnages pour la plupart resteront en vie jusqu'au dernier tome (je n'ai pas le syndrome "Trône de fer"). Quant à l'intrigue elle se déportera effectivement ailleurs… je n'en dirais pas plus.


Le mode d'Hexavia, présenté dans ce premier volume, a été pensé de manière extrêmement précise, rien n'a été laissé au hasard : géographie, histoire, us et coutumes, religion, mais également faune et flore… Le glossaire est vraiment impressionnant, vous avez été jusqu'à mettre en place de nouvelles unités de mesure de temps et de distance. Pourquoi un tel souci du détail ?

Il faut que le monde fasse "vrai", cohérent. C'est un monde original qui ne ressemble à aucun autre, pas même au nôtre (en quelque sorte). Forcement la flore, les unités de temps et autres doivent être différents, à l'image de Hexavia qui est un univers magique.
Ce background (plus il est détaillé et solide) m'aide à faire évoluer mes personnages et l'intrigue. Je n'ai parfois même plus à réfléchir. Il guide mes choix. 


Comme dans tout bon roman de fantasy qui se respecte, on y trouve des affrontements (magiques et/ou physiques), des complots, des périodes d'initiation et des rencontres qui changent la vie… Sans trop dévoiler l'intrigue, on peut dire que la Connaissance tient également une grande place dans l'intrigue : les érudits sont nombreux et les recherches en archives sont essentielles pour la résolution de l'énigme des Pierres Hurlantes. L'esprit a-t-il une chance de triompher de la force brute ?

Je dirais que l'esprit et la force dans une même proportion seront nécessaires pour résoudre le secret des Pierres Hurlantes et les autres… Parce que ces Pierres ne sont qu'une partie de l'énigme pour comprendre ce qui se joue réellement pour Hexavia. 


Pour terminer, pourriez-vous nous parler de vos projets actuels ? Le second volume de la saga sera-t-il bientôt publié ?

Je suis en train de finaliser le tome 2. Je réécris certaines scènes un peu faibles, j'en complète certaines, je traque les coquilles, les incohérences. Je dirai que 80 % sont déjà terminés. Bref, j'ai encore beaucoup de travail... En même temps, je supervise la couverture du tome 2. J'aimerais sortir ce second opus pour Noël. Je croise les doigts.
Et je voudrais aussi éditer mes contes primés... du travail en perspective ! 


Je vais également croiser les doigts pour une sortie du tome 2 et hiver, ce serait un beau cadeau de Noël ! En attendant d'avoir le plaisir de vous lire à nouveau, j'invite nos chers lecteurs à découvrir votre site internet (ICI) ainsi que votre premier roman, Les voleurs de destins.
 

BIBLIOGRAPHIE :
 

Fiche technique :

Auteur : Lucie Dyal
Titre : Les voleurs de destins
Série / Volume : Les Pierres Hurlantes volume 1
Editeur : Autoédition
Nombre de pages : 509
Date de parution : Novembre 2015
 
Présentation auteur :
 
De banals rochers s’illuminent d’écarlate et hurlent aux oreilles des magiciens à proximité sur les trois continents d’Hexavia. Et une centaine d’années plus tard, nul n’a résolu ce mystère. D’ailleurs, personne ne s’en inquiète. Les uns et les autres sont trop occupés à acquérir plus de pouvoir en dépit de la morale. Seul, le mage Meldior, dernier témoin encore vivant, sillonne les routes en quête de réponse.
La domination du royaume de Boicéande sur la planète résulte du prestige de ses monarques-magiciens dotés par les fées de dons magiques. En naissant avec douze jours d’avance par rapport aux prévisions, Aliandra l’héritière du royaume se voit privée de ses privilèges et de sa fabuleuse destinée promise. Pire, son nouvel avenir est fermé à toutes prédictions. Mauvais tour de la nature ou bien a-t-on fait plier la toute puissante magie ? Et que dissimule le futur de la princesse ? D’autant plus que dans son entourage, elle n’est pas la seule dont le destin annoncé ne se réalise pas…
 
La saga Les Pierres Hurlantes qui comptera six tomes, n’a rien d’un conte de fées, elle s’inscrit dans la pure tradition de l’heroic fantasy.
Dans un style imagé et poétique, Lucie Dyal surprend, captive et capture le lecteur dans les rets envoûtants d’Hexavia. Avis aux frileux du genre, voici une épopée qui réconcilie la Fantasy et la belle littérature.
 
Avis : ICI



 

mercredi 24 août 2016

Mercredi, c'est citation : Fahrenheit 451, de Ray Bradbury





Savez-vous pourquoi des livres comme celui-ci ont une telle importance ? Parce qu'ils ont de la qualité. Et que signifie le mot qualité ? Pour moi, ça veut dire texture. Ce livre a des pores. Il a des traits. Vous pouvez le regarder au microscope. Sous le verre vous trouverez la vie en son infini foisonnement. Plus il y a de pores, plus il y a de détails directement empruntés à la vie par centimètre carré de papier, plus vous êtes dans la littérature. C'est du moins ma définition. Donner des détails. Des détails pris sur le vif. Les bons écrivains touchent souvent la vie du doigt. Les médiocres ne font que l'effleurer. Les mauvais la violent et l'abandonnent aux mouches.

 
 
 
Si vous ne voulez pas qu'un homme se rende malheureux avec la politique, n'allez pas lui casser la tête en lui proposant deux points de vue sur une question ; proposez-lui en un seul. Mieux encore, ne lui en proposez aucun. Qu'il oublie jusqu'à l'existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace, pesant, gourmand en matière d'impôt, cela vaut mieux que d'embêter les gens avec ça. La paix, Montag. Proposez des concours ou l'on gagne en se souvenant des paroles de quelque chanson populaire, du nom de la capitale de tel ou tel Etat ou de la quantité de maïs récolté dans l'Iowa l'année précédente. Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de "faits", qu'ils se sentent gavés, mais absolument "brillants" côté informations. Ils auront l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur place. Et ils seront heureux parce que de tels faits ne changent pas. Ne les engagez pas sur des terrains glissants comme la philosophie ou la sociologie pour relier les choses entre elles. C'est la porte ouverte à la mélancolie.
 
 
 
Et comme le 22 août est devenu depuis quelques années la journée où l'on fête, sous le nom de Ray's Day en hommage à Ray Bradbury, la lecture sous toutes ses formes, voici une dernière citation attribuée à cet auteur passionné de livres et de lecture :


Il n'y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire.




 

mardi 23 août 2016

Poulets grillés, de Sophie Hénaff

Fiche technique :
 
Auteur : Sophie Hénaff
Titre : Poulets grillés
Série / Volume : Anne Capestan, volume 1
Editeur / Collection : Le Livre de poche / Policier
Nombre de pages : 336
Date de parution : Mars 2016
 
 
Quatrième de couverture :
 
Le 36 quai des Orfèvres s'offre un nouveau patron. Le but de la manœuvre : faire briller les statistiques en placardisant tous ceux qu'on ne peut pas virer et qui encombrent les services.
Nommée à la tête de ce ramassis d'alcoolos, de porte-poisse, d'homos, d'écrivains et autres crétins, Anne Capestan, étoile déchue de la Judiciaire, a bien compris que sa mission était de se taire. Mais voilà, elle déteste obéir et puis... il ne faut jamais vendre la peau des poulets grillés avant de les avoir plumés !
 
 
Avis :
 
Avec un ton humoristique et légèrement mélancolique, Sophie Hénaff nous entraine dans les pas d'une brigade pas comme les autres, constituée de tous les exclus et laissés pour compte des services de police parisiens. Solitaires, rejetés à cause de leurs attitudes personnelles ou professionnelles, tous vont avoir une pseudo deuxième chance dans ce placard, et certains comptent bien en profiter !

J'ai adoré la galerie de personnages présentée par Sophie Hénaff, je les ai trouvés sympathiques et vraiment attachants : victimes de brimades et de harcèlement moral, ils vont devoir réapprendre à travailler en équipe et à faire confiance aux autres, ce qui n'est pas gagné d'office. Petit à petit, au fil des enquêtes, ils vont se découvrir et dépasser les préjugés qui leur collent à la peau.
Les enquêtes, bien ficelées, sont relativement complexes et tiennent en haleine du début à la fin avec leurs lots de fausses pistes, révélations et coups de théâtre. Le rythme de lecture est rapide, aidé par les très courts chapitres et les nombreux rebondissements : c'est typiquement le genre de roman où l'on se dit : "Aller, un dernier chapitre, il ne fait que 2 pages" et qu'au final on lit d'une traite, ou presque.
 
Pour un premier roman, c'est clairement une réussite ! Maintenant, il ne me reste plus qu'à lire le second volume des enquêtes de cette sympathique brigade : Rester groupés !



 

dimanche 21 août 2016

Discordia, de Florent Marotta

Fiche technique :
 
Auteur : Florent Marotta
Titre : Discordia
Série / Volume : La saga d'Yzé, hors-série
Editeur / Collection : Taurnada éditions / Fantasy
Nombre de pages estimé : 20 (ebook)
 
 
Synopsis :
 
Des siècles avant Yzé et le palimpseste, la discorde règne entre les deux groupes aux pouvoirs magiques. Wicce et Magis ne s'entendent plus et l'affrontement couve. Mais un évènement va mettre le feu aux poudres et faire entrer ce conflit dans une véritable guerre.
 
 
Avis :
« Comment l’amour et la haine pouvaient-ils à ce point tout détruire ? »
Avec son style clair et efficace, Florent Marotta nous conte ici un moment clé de la Saga dYzé : le déclenchement de la guerre entre Wicce et Magis. Il y avait fait allusion dans le roman Yzé et le palimpseste, on en découvre les tenants et aboutissants dans cette courte nouvelle où l'émotion prend le pas sur l'action. Amour perdu, acte fou, deuil et vengeance vont faire basculer le monde en un rien de temps. C'est beau et triste à la fois, j'aime beaucoup.
 
Discordia s'adresse à ceux qui ont lu ou souhaitent lire le roman Yzé et le palimpseste. Elle est offerte pour tout achat du roman Yzé et le palimpseste sur le site des éditions Taurnada (LIEN), profitez-en.
 
 
 
 

samedi 20 août 2016

Yzé et le palimpseste, de Florent Marotta

Fiche technique :

Auteur : Florent Marotta
Titre : Yzé et le palimpseste
Série / Volume : La saga d'Yzé, volume 1
Editeur / Collection : Taurnada éditions / Fantasy
Nombre de pages : 405
Date de parution : Juin 2016


Quatrième de couverture :

Ambre Delage est une lycéenne lambda. Orpheline de père et de mère, elle vit chez sa tante Lucy qui l'élève depuis sa naissance.
Un soir, un événement dépassant l’entendement va brusquement la jeter dans un tourbillon de révélations qu'elle était loin d'imaginer.
Dès lors, pour la jeune fille tout bascule. Il faut fuir. Fuir sa vie tranquille, fuir son identité.
Mais qui est-elle vraiment ?


Avis :

J'ai eu l'immense plaisir de pouvoir lire Yzé et le palimpseste grâce à un partenariat entre le site Livraddict et les éditions Taurnada. Un grand merci à eux pour cette très belle découverte, j'ai tellement aimé ce roman que j'ai également dévoré les deux préquelles (Fall et Discordia) et que j'attends avec impatience que sorte le second volume de la saga...
 
Ne vous fiez pas à la couverture un peu enfantine : Yzé et la palimpseste est un roman fantasy qui peut se lire aussi bien par des adolescents qui y trouveront une héroïne de leur âge (Yzé a 16 ans) que par des adultes qui se passionneront pour l'univers développé par Florent Marotta.
 
Yzé et le palimpseste est un roman fantasy "classique" mais efficace, qui nous tient en haleine de la première à la dernière page. Il est "classique" dans la mesure où l'on y trouve une héroïne orpheline, qui ignore tout de ses origines et qui du jour au lendemain découvre que la magie existe dans le monde et qu'elle est capable de l'utiliser intuitivement. On apprend également qu'elle est au centre d'une mystérieuse prophétie et qu'elle aura un grand rôle à jouer dans le sombre futur qui se prépare. En attendant ce jour, elle va apprendre à connaître l'histoire de son peuple et à maîtriser ses pouvoirs, tout en faisant des rencontres fortes qui vont changer sa vie.
 
Le style de Florent Marotta est clair et efficace, il sait où il veut aller et nous y amène sans nous perdre en route. Les descriptions sont précises, les dialogues sonnent juste, les différentes parties du roman sont bien dosées, je n'ai pas senti de longueurs dans le texte. Il y a beaucoup d'action, dont quelques combats très visuels entre les Wicce (qui utilisent la magie des éléments) les Magis (dont la magie est liée à des démons) et les Frères de la Lumière (ordre religieux qui traque tous les utilisateurs de magie pour les éradiquer de la surface de la Terre). Les révélations, nombreuses, sont distillées petit à petit, ce qui apporte une bonne dose de suspense à l'intrigue. Quant aux personnages, ils sont variés et bien travaillés, qu'il s'agisse de premiers ou de seconds rôles, on les suit avec beaucoup d'intérêt et de plaisir.
J'ai adoré l'absence de manichéisme dans les propos, il n'y a pas les gentils Wicce d'un côté et les méchants de l'autre, chacun a choisi sa voie avec de bonnes raisons que le lecteur peut comprendre aisément. J'ai adoré également l'arrière plan du roman, ce futur pas si lointain où la civilisation a en partie disparu, la vision de la ville de Lyon devenue Nova Lugdunum, les cités Wicce et Magis où les habitants dans leur grande majorité mènent une petite vie tranquille, entre famille et travail.
 
Vous l'aurez compris, je vous recommande chaudement ce roman, premier tome d'une saga qui s'annonce passionnante. N'hésitez pas également à lire les deux préquelles au roman : Fall, en téléchargement gratuit pour toute inscription à la newsletter du site dédié à la saga (LIEN), et Discordia, offert pour tout achat du roman Yzé et le palimpseste sur le site des éditions Taurnada (LIEN).